‹ Les évangiles synoptiques (volume 3)Chapitre 439 sur 726 · Cf. xi, 11-12, 19-20; supr. pp · texte numérisé non relu

Cf. xi, 11-12, 19-20; supr. pp

3. V. 3. v]/,0£v yuvrj. Mt. 7. TtpoarjXôev aÙTto yuvrj. Cf. Le. vu, 37. xai looii yuvT).

que Jean [ a voulu identifier à Marie, sœur de Marthe et de Lazare, s'approcha de lui, tenant un flacon d'albâtre plein d'un parfum exquis, du nardvrai :(car on en vendait aussi de faux), et, brisant le col du vase, répandit le parfum sur sa tête. C'était l'usage, avant le repas, de laver les pieds des hôtes, de leur parfumer les cheveux et la barbe. 11 n'y a d'extraordinaire, dans le cas présent, que la valeur du parfum et la profusion avec laquelle il est versé. La femme, qu'on doit supposer très attachée à Jésus, a voulu lui faire honneur de ce qu'elle avait de plus précieux. En brisant le flacon, elle montre qu'elle veut en sacrifier tout le contenu, et empêcher que le vase même qui a servi pour Jésus soit employé à un autre usage '■'. Marc est seul à signaler cette circonstance du vase brisé, qui doit être en rapport avec le symbolisme du récit.

Quelques-uns des assistants murmurent '*. Matthieu •■' dit que c'étaient des disciples. Les paroles de Jésus s'adressent, en effet, àceux qui vivaient d'ordinaire avec lui. Mais le vague de la première indication, que Mathieu a senti le besoin de corriger, pourrait éveiller quelque soupçon touchant le caractère traditionnel de'la forme que cet incident a prise dans le second Evangile. Toujours est-il que les disciples, accoutumés à une économie nécessaire, sont censés avoir trouvé que la femme perdait bien de l'argent d'un seul coup. Ce nard valait plus de trois cents deniers 6. En le vendant, il y avait de quoi rassasier quantité de pauvres. La liberté du blâme à l'égard de celle qui avait versé le parfum, et l'espèce de droit que les disciples s'arrogent sur son bien pourraient faire supposer qu'ils la connaissaient et la considéraient comme une des leurs ; mais cette hypothèse ne s'impose pas. Les disciples pensent que la femme ne devait pas gaspiller ainsi un trésor dont la troupe apostolique aurait pu tirer meilleur parti en le distribuant en aumônes.

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