‹ Les évangiles synoptiques (volume 3)Chapitre 44 sur 726 · Loc. cit · texte numérisé non relu

Loc. cit

8. Me. 19. •! ■■ii\y. x7tt<XTOç, i'<K KÔxe îtpôç i>[J.i; iio'xy.'. ; Iwç jiots àvé^oaai uutSv; Mt. 17. (■> yeveà xtziqzoi; /.%': SieaTpajijjiÉ'vT], xtà. La seconde épithète, réminiscence de Deut. xxxii. "), pourrait avoir été introduite dans Le. 41, d'après Matthieu; elle manquait dans le texte de Marcion.

voit pas bien le motif. On se demande contre qui le Christ s'emporte : contre le père, contre la foule, ou contre les disciples. Ce ne peut être contre le père seul, dont la requête est tout autre chose qu'un témoignage d'incrédulité ; ni contre la foule, qui ne semble pas animée de curiosité malveillante ; et, au point de vue de la vraisemblance historique, ce ne peut être non plus contre les disciples, auxquels Jésus n'a guère pu infliger pareille humiliation devant le peuple. Les disciples ne sont ni incrédules ni pervers, et conçoit-on que Jésus ait aspiré à être délivré de leur société? Marc cependant signifie expressément que le blâme vise plusieurs individus, et les deux autres évangélistes l'ont pensé aussi, car ils ont soin de ne pas dire que Jésus s'adresse au père. Faut-il admettre que le blâme, sans viser personne en particulier, s'adresse à tout le monde ', au père et à la foule, qui auraient voulu éprouver, sans y croire, le pouvoir des disciples, et aux disciples, qui n'auraient pas eu assez de confiance dans ce pouvoir, qu'ils tenaient de Dieu ; ou bien que la plainte de Jésus, se rapportant à une autre circonstance, a condamné d'abord l'appétit insatiable de miracles dont témoignait la foule -' ?

Dans Marc, le querelle des scribes avec les disciples domine tous ces préliminaires de la guérison ; Jésus a demandé à la foule ou aux scribes, les deux se confondant pour représenter le judaïsme, ce qu'ils veulent aux disciples ; le père a expliqué le cas dont il s'agit; avant de faire le miracle, Jésus apostrophe ceux qui ont eu part à la dispute 3; le père, comme tel, n'est pas visé. Le discours du Christ contient deux réponses : l'apostrophe générale, qui est sans lien réel avec les paroles du père, et l'ordre : « amenez-lemoi », qui est la vraie réponse à ces paroles. Si l'apostrophe a été ajoutée par le rédacteur à qui on doit la mention des scribes disputant et de la foule effrayée, la colère du Sauveur peut rappeler celle de Moïse quand, arrivé au pied du Sinaï, il voit le peuple dansant devant le veau d'or 4. Mais l'idée de l'évangéliste n'en est pas plus claire. Il paraît coordonner à la querelle des disciples avec les

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