‹ Les évangiles synoptiques (volume 3)Chapitre 461 sur 726 · Me. 19. u.t]'ti àyoS ; Mt. 22. [ir'^i Èyoî sijj.t, xôpts · texte numérisé non relu

Me. 19. u.t]'ti àyoS ; Mt. 22. [ir'^i Èyoî sijj.t, xôpts

ment avec plus de vigueur ce qu'il vient de dire : le traître est un des Douze, un de ceux qui mangent avec lui ', non pas celui qui se trouverait seul à mettre la main au plat dans l'instant où Jésus parle 2, sans quoi les apôtres auraient su dès lors qui était le coupable, et on ne voit pas pourquoi ils auraient continué à le supporter parmi eux. En désignant le traître comme un de ceux qui lui sont proches, Jésus fait ressortir l'indignité de sa conduite. Mais, si le crime est grand, le châtiment lui sera proportionné. Le Fils de l'homme va mourir : c'était écrit 3 ; telle est la volonté de Dieu, et il faut bien qu'elle s'accomplisse. Mais celui qui, par trahison, va causer la mort de son Maître, n'en est pas moins coupable et punissable : mieux voudrait pour lui qu'il n'eût pas existé 4.

Sauf la circonstance du temps, et l'omission de la déclaration faite d'abord par Jésus, ainsi que des questions posées ensuite parles disciples, Luc s'accorde ici avec Marc, dont on peut dire qu'il corrige les expressions et abrège les formules, notamment celle de la malédiction finale. Si Marc a changé l'ordre suivi dans la source, à supposer que l'annonce delà trahison y ait eu place, et que Luc l'ai gardé, celui-ci n'en a pas moins retouché la rédaction. Mais la source pouvait introduire très naturellement la querelle sur la préséance, après les paroles touchant le vin qui se boirait dans le royaume des cieux. Le rattachement de l'annonce de la trahison aux paroles eucharistiques5 semble artificiel ''.

Dans Matthieu", la seconde déclaration de Jésus n'est pas une

1. V.20. sl; twv SoSSsxa, ô Èu/îa-rouevo; [aet'ÈiioS sic 70 xpu^Xiov.

2. ô è(j.à3. [x. I. v. 20, correspond à ô ê<j6. u. I., v. 18, et ne désigne pas personnellement le traître.

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