Me vin, 33; supr. pp
2. Le pluriel de Marc pourrait être entendu en ce sens; mais il s'explique par rapport aux personnes qui gardent l'enfant pendant que le père parle à Jésus. Dans Mt. 17, Me. 10, Ss. lit : Apporte-moi ici ton fils » (cf. Le. 41).
Sur l'ordre de Jésus, l'adolescent, qui était resté au milieu du groupe des disciples et de la foule, est présenté au Sauveur; mais, en le voyant, il est pris d'une crise terrible, que Marc et Luc attribuent au démon. Pendant que le malheureux se roule par terre dans ses convulsions, Jésus interroge le père sur la maladie : il y a long-temps que de pareilles crises ont lieu ; le démon tient ce garçon depuis les années de sa première enfance ; et bien des fois il l'a jeté dans le feu et dans l'eau, suivant l'occasion, c'est-à-dire que, les attaques survenant inopinément, l'épileptique est tombé un peu partout, tantôt dans le feu, à la maison, tantôt dans l'eau, dehors. On a vu cette notice anticipée par Matthieu. Pour amener la leçon de la foi, et comme s'il voulait expliquer l'insuccès des disciples, Marc fait dire au père : « Si tu y peux quelque chose, viensnous en aide, par pitié pour nous l ». Cet appela la pitié a pu être ajouté par Marc, et transposé par les deux autres évangélistes au début de la scène ; ou bien il vient de source, en la place que lui assignent Matthieu et Luc, et Marc l'aura mis à la fin de la prière qui provoque la leçon de la foi. La dernière hypothèse n'est pas la moins vraisemblable. Quoi qu'il en soit, l'homme est censé douter du pouvoir de Jésus : puisque les disciples, qui agissaient au nom de leur Maître ont été impuissants, le Maître lui-même pourrait l'être aussi devant ce cas. Le Sauveur le reprend vivement : « Si tu peux...! Tout est possible à qui croit - » ; en d'autres termes : ce n'est pas le manque de pouvoir chez celui à qui l'homme s'adresse maintenant, qui fait obstacle à la guérison demandée, c'est le manque de foi chez celui qui demande cette guérison. Le père comprend et s'humilie 3 : il croit, il veut croire, et si cette foi est insuffisante, au jugement de Jésus, que Jésus l'aide à surmonter ce défaut4, ou plutôt qu'il l'exauce, nonobstant ce défaut 5.
1. V. 22. àXX' et' xt 3uv7), [jorj6r)aov î]fi.ïv aTiXaf/viuAst; iç'fjjjiàç.
2. V. 23. 6 Oc 'Irjaou; eîttsv aJT'o -to e! Suvï), Travxa ôuvaxà ~to maTeûovri. La difficulté d'entendre xo e! oûvr, a fait de bonne heure corriger ce passage. Ss. lit : « Si tu crois ». D et autres témoins: eî 8ûv7j (ou Sûvaaai) -'.axêusa-.. La reprise de Jésus n'a pas forme d'interrogation, et l'on doit traduire plutôt : « Quant au si tu peux, tout est possible au croyant. »
3. V. 24. Èu6ù; xpàÇaç ô -ax>|p xou -aïoîou (D et d'autres témoins ajoutent lAEtà oazouwv) ïXsyEV rj.vTzûw [iorfîzi ;j.o'j xrj obuaxia. Ss. « secours mon indigence ».