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2. Mt. 40. '/.%\ \iy£i tû) tlÉTpco "OUTtoç ojz l<jyji7jx-z a. o'j. y. uît' iaou ; Cf. v. 38, supr. p. 561, n. 2.
3. V, 38. YpT)YopEÏTê zai noo(Ji'j-/EcjOï, ;.'va ij.rj eX6ï)ts Mt. il. eÙjÉXOïjtê il; Jtstpaau.dv '70 jxèv Jiveupia nco'Ouaov , rj SI aipç àaÔÊVTJç. Cf. Rom. v, 6 ; I Cor. viii, 10 ; II Cor. vin, 11. Les rapports d'expression avec Paul sont assez frappants; il ne s'agit pas ici de Ja chair de péché, ni d'infirmité morale , mais de l'échec que la fragilité du corps pourrait faire à la bonne volonté. Cf. Wellhausen, Me. 12s.
sur l'esprit et la chair ; il abrège le reproche, et ne retient que l'invitation à prier, en vue de la tentation '.
Il est à noter que le mot « veiller » se trouve employé par Marc et par Matthieu en deux sens différents, Jésus reprochant d'abord à ses disciples de n'avoir pas veillé, c'est-à-dire de s'être endormis, et les engageant ensuite à être non seulement éveillés, mais vigilants dans la prière. La seconde acception, par son caractère mixte, rattache l'instruction de Jésus à la circonstance du sommeil des apôtres ; mais peut-être y a-t-il quelque artifice dans ce rapport. On pourrait supposer que, dans la source primitive, et selon la réalité de l'histoire, Jésus disait à ses apôtres, avant de se mettre lui-même en prières : « Restez ici », ou bien : « Veillez (au sens propre du mot) et priez pour que je n entre 2 pas en tentation; car l'esprit est prompt, mais la chair est faible. » La demande de Jésus aurait été transformée en avertissement aux apôtres.
Après cette exhortation. Jésus quitte de nouveau les trois disciples, passe encore un certain temps eu prière et revient : les trois disciples étaient encore endormis 3. Ils n'avaient donc pu arriver à prendre conscience de la situation, et le sommeil les avait encore une fois vaincus. Il est assez curieux que Luc 4 ait anticipé, dans le récit de la transfiguration, ce que dit ici le second Evangile : « Car leurs yeux étaient appesantis ^ », et que Marc reproduise, avec une nuance de sens un peu différente, un trait qu'il a indiqué dans ce même récit de la transfiguration : « Et ils ne savaient que lui répondre0 ». Pierre est en cause dans les deux cas, sans doute par le fait de l'évangéliste, et ce parallélisme est très significatif. Ici la confusion des apôtres ne vient pas du trouble de l'esprit, mais de ce qu'ils ne trouvent rien à dire pour s'excuser. On ne peut songer à des emprunts faits, avec réflexion, d'un récit ou d'un Evangile à l'autre ; mais il semble que la scène de la transfi-
1. V. 40. xaî Einsv ocôioïç "n zaOrjosts •ivajTavTï; -{,o<3ïJ/i?-i vit. ;jr/j v.aDSr^z su nstpasiiov. Cf. supr. p. 561, n. 3, et p. 562, n. 3.