‹ Les évangiles synoptiques (volume 3)Chapitre 564 sur 726 · V. 57. Cf. supr. p. 616, n · texte numérisé non relu

V. 57. Cf. supr. p. 616, n

i. V. 58. xat [xîzh [îpa/ù sispo; Î8wv aùrôv ïfi\ '/.aï tj è? aùxwv si. ô os flsTpoç ecpr, . avôpcjTts, ojy.vjû. Noter le parallélisme de cette réponse avec celle du v. 57. 5. Cf. p. (>16, n. 6.

plus clairement, Ton peut ajouter, avec plus d'invraisemblance. Comme le second reniement ne peut, dans ces conditions, être supposé l'occasion plus ou moins directe du troisième, Luc ne fait pas intervenir expressément les assistants pour celui-ci : « un autre » homme, au bout d'une heure, s'avise d'insister sur la question posée d'abord, en disant que Pierre est galiléen '. Pierre se contente de nier2, l'évangéliste aimant mieux taire les faux serments.

Suit Tunique chant du coq 3 ; mais ce n'est pas cette circonstance seule qui rappelle au souvenir de l'apôtre la prédiction du Sauveur ; à ce moment même, Jésus, que le lecteur ne savait pas être présent dans la cour, se retourne vers Pierre '*, et Pierre se souvient de la prédiction que Jésus lui avait faite •-'. On dirait que l'évangéliste a voulu signifier parla que le Christ, au lieu d'être en présence de ses juges pendant cette partie de la nuit, comme on le lit dans Marc1*, était resté dans la cour, sous la garde des gens qui l'avaient arrêté. Ce détail est inattendu, et il y a bien peu de chances pour que ce soit une donnée traditionnelle. Les anciens interprètes qui ont vu, après saint Augustin 7, dans le regard de Jésus un simple rayon de la grâce divine, ont apprécié à sa juste valeur la portée historique de l'incident. Plusieurs manuscrits de l'ancienne Vulgate omettent la conclusion : « Et s'en allant dehors, il pleura amèrement 8 » , qui pourrait avoir été littéralement importée de Matthieu dans le texte traditionnel de Luc. Celui-ci, qui a supprimé la fuite des disciples, et qui amènera sur le Calvaire toutes les connaissances de Jésus9, peut avoir omis l'éloignement de Pierre.

1. V. 59. xaî o'.ist&ar^ w3e! wpaç ixià; aÀXo; tiç Siïc^upîÇeTO XÉywv •È-'àATjOsc'aç xaî O'jtciç ij.st'xÙ70'j fjv, /.7.1 yàp FaÀ'.Àaïo; Èanv.

2. V. 60. elîtEv os ô ititpoç -avOpwxE, où* olôa o XÉyaç. Cf. p. 616, n. 2, et p. 620, n. 4.

3. jcai -apayprjp.a ïzi XaXouvtoç cnùxou (Ss. Se. omettent e. X. a., précision qui est pour le relief de la prophétie), è«pwvïi<rev àXÉxTwp.

4. V. 61. x.ai aTfacpà; ô xûptoç (terme rédactionnel; cf. x, 1 ; xi, 39; xvn, 5, 6 ; xvm, 6, etc.) ivspXe<j/Ev tw riéTpw.

5. La prophétie est reprise en ces termes : oit jtpîv àXÉziopa cpwvfjaat arjjxjpov à-5tpvïj3ï] pu toi;. D, 8. -. à. 9. x'plç ànaevr^r, a£ u.r, EÎSsvai pis (cf. V. 34; supr. p. 554, n. 3).

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