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'■>. Me. 3. zaï xaTTjfdpouv aù-roo oi àf/ispa; r.ol'/.d (toXagé s'entend adverbialement et ne signifie pas une multitude de griefs). 4. ô 8è IIsiXaTos xâÀiv È-rjptota aùxôv AÉycov (x omet Àsywv)' où/. à-oy.pivT) oùoev ; l'8e ~oaa aou xaTriyopoijatv. 5. 6 oà 'Ir,aou; ojy.ÉTt ouSèv à-îxpiOr,, <.'ia7£ Oajaâ^ctv rôv ITtiXaTOv. Mt. 12. xai èv ;w x.aTriyopaaQat aùxôv ir.ô ;wv àpyispÉcuv xat -p£ajjV7ipojv Ss. « les pharisiens ») oùov/ à^Expivato.
Mais cette perspective a quelque chose d'artificiel et de convenu. Ou Luc l'a fort habilement corrigée, ou bien il dépend d'une source meilleure que Marc. Le troisième Evangile, en effet, reste ici indépendant du second. Pilate reçoit d'abord l'accusation desprêtres, puis l'aveu de Jésus ', ce qui donne une meilleure suite que le récitde Marc. Mais on ne voit pas pourquoi Pilate déclare aussitôt « aux prêtres et à la foule », dont Marc parlera seulement un peu plus loin, qu'il ne trouve rien de criminel dans l'homme qui lui a été amené 2. La raison est que l'évangéliste cherche une transition pour amener la comparution de Jésus devant Hérode, et qu'il n'en a point trouvé de satisfaisante. On peut même supposer qu'il n'en a point trouvé du tout. La tradition ou la source qu'il va exploiter transportait vraisemblablement de Pilate à Hérode la responsabilité de la condamnation à mort, et le renvoi à Hérode pouvait déjà y être expliqué par ce double motif : que Pilate, pour son propre compte, trouvait Jésus innocent, et qu'il avait dû néanmoins remettre l'accusé galiléen au tétrarque de Galilée. Luc pourrait donc n'avoir fait que juxtaposer à ce que lui fournissait la source de Marc ce qu'il a puisé dans la source qui attribuait à Hérode la condamnation de Jésus.
Les prêtres disent que Jésus trouble tout le pays, ameutant le peuple depuis la Galilée, où il a commencé sa prédication, jusqu'à Jérusalem, où il a enseigné dans les derniers temps 3; à prendre le trait comme historique, la mention de la Galilée aurait dû rappeler à Pilate le souvenir, peu éloigné encore, de Juda le Galiléen et de la révolte qu'avait occasionnée le recensement du Quirinius 4. Mais le procurateur, songeant que l'accusé pouvait être galiléen, et qu'Hérode se trouvait à Jérusalem en ce moment, est censé voir là un
13. to'ts Xiysi aùtw ô IIecXx-o;' oùx ixouetç ro'ia aou zaxatiapTupouaiv ; 14. xai oùx àjTSxoiOr) aÙT'o Jtpàç oùSà sv prjaa, wai: 0auu.a£eiv tôv Tjysaova Xîav. Cf. Is. lui, 7, supr. cit. p. 603.
1. Vv. 2 (p. 632, n. 1). 3. ô ô"è IIsiXxto; fuowTr]aîv aÙTOv Xsywv au si ô |3. t. 'I. ; ô os a. a. k'çpï]* au Àlystç.
2. V. 4.6 Ss I1ciX5ctoî sï~sv rcpo; roù; àpyups?; xaî tou; o/Xo'j;" 0'ùoèv e'jpta/.to atTtov Èv toi àvGpoi^to TOÔTto.
3. V. 5. o\ o\ èrtiï'/uov ÀIyovtsç ot; àvaucisi tÔv Xao'v, Stôâaxcov xaO'oXf]; TÎJS 'Iouôa;aç, xai àpÇajiSvos àr.6 -fj; raX-.Xata; eto; woî. Cf. p. 632, n. 1. Sur le sens général du mot « Judée » en cet endroit, cf. I, 462.