D, Ss. Se. éth. le mettent après le v
3. Vv. 14-15; v. 20; v. 22 (et déjà v. 4 ); le v. 22 répète le v. 15, avec emprunt à Me. 14. La notice de Barabbas (v. 19) : osti? r;v 8ià a-rai-.v Tivà ysvo- |xév7jv iv t?( rcoXst xaï oo'vov j3Xï)8êi: iv -ft çjÀa/.fi, est une adaptation de Me. 7 (p. 642, n. 3); il est bien risqué d'y voir (avec Holtzmann, 418) une allusion possible à Le. xiii, 1. La première proposition de Pilate, vv. 13-18, correspond à Me. 6-11. La seconde proposition, v. 20. rcàXiv oï 6 IIeiXïto; -ooizswnfîiv aÙTcûç, ôe'Xwv a~o- À5ua'. Tov 'Ii^iouv. 21. oï oï ijteçaivouv Xjyovtîç' aTaûpou crra'jpoy ay-o'v, correspond à Me. 12-13 (cf. p. 644, n. 3 et n. 4; noter que Luc évite la formule « roi des Juifs »). La troisième proposition, v. 22. 6 Si xpirov sî^cv -pô; aÙTOj;' t( yio xaxov £^ot7)aev ojto;; oùoÈv aiTiov Oavâro'j eupov iv ajxtTJ- -a'.orJaa; oûv ajTOv a-oX'jaco. 23. oï oï Èjrr/.êtvTO cptovatç (j.EyâXa:; a!xo'j|j.£vO'. a-jTOv a-aupw67;va;, xal /.atîa/jov ai sptovat auT'ov, correspond à Me. 14 (p. 645, n. 1).
4. Y. 24. xat ITE'.XàTo; ijce'xpivev yevéaOat -6 aV7r,u.ac xjtojv (cette formule atténuée pourrait avoir été substituée à l'énoncé de la condamnation dans la source primitive : xoù ILiXàTo; xaxsxpivev aÙTÔv r/oyov slva; GavaTOj. (if. Me. \iv, 64). 25. ànéXuuîv Se tov ôix aTctJtv xaî çôvov JîsjâXrjijLivov eîç çuXaxïjv, ov t,tojvto (développement oratoire, pris du v. 19), tov oè 'It^ojv juapiStoxEv :w OcÀrjaaT'. ocjtôv (interprétation de Me. 15 (p. 045, n. 2).
dans Matthieu de ce qu'elle est dans l'Evangile de Pierre : ce sont les Juifs qui ont tout fait. L'on entrevoit cependant que Luc a dû connaître un récit très simple, la source de Marc, où il a pris sa relation du procès devant Pilate, et où la substitution de Jésus à Barabbas n'était que sommairement indiquée, si toutefois elle l'était, sans les explications, fort sujettes à caution, que l'on trouve dans Marc ', et qui sont élaborées dans Matthieu. Le rédacteur du troisième Evangile a brodé sur ce canevas le procès devant Hérode, emprunté à un document secondaire, dont il a corrigé les données, et l'histoire de Barabbas interprétée comme dans Marc, le tout devant servir à montrer que Jésus avait été trouvé innocent par lesautorités politiques de la Judée, mais qu'il avait été victime de la haine des autorités religieuses juives, auxquelles Pilate, malgré sa bonne volonté, s'était trouvé dans l'impuissance d'opposer une barrière légale.
Il est extrêmement difticile de déterminer l'origine et la juste portée de l'épisode concernant Barrabas. La préoccupation qui le domine est évidente ; les raisons qui ont induit Matthieu et Luc à supprimer, compléter, corriger certaines indications de Marc ne sont pas moins claires. Il semble également indispensable que l'incident ait son point de départ, si minime qu'on le suppose, dans la réalité de l'histoire. Des critiques peu circonspects admettent que Pilate a pu proposer au peuple la grâce de Jésus 2, en le mettant en concurrence avec un individu indigne de lui être préféré, ou bien que cette grâce a été véritablement olferte dans ces conditions ', ou qu'un incident qui avait eu pour héros le fils d'un rabbin, a été, après coup, mis en rapport avec la condamnation de Jésus 4. Cette dernière hypothèse est bien insuffisante, l'histoire de Barabbas semblant originairement connexe avec la condamnation de Jésus par Pilate. On a vu d'autre part, que cette histoire est adventice au récit du procès, et que ses détails sont inspirés par la préoccupation apologétique de Marc, sans égard aux vraisemblances. La coutume alléguée par l'évangéliste, inconnue par ailleurs, est inconcevable, en la forme où la présente l'évangéliste, comme pratique de l'administration