Cf. p. 674, nn. 3 et
5. V. 40. inoxpcOst; oï 6 irspo; Ikitumôv aJroi ïft\ ~oJoï ?^,5f; tj tov Oeo'v, on Iv to> otjtw xpîjxart et, 41. xal 7}Uleïs [*èv otxata»;, a;-.a y*? (',v ÈTCpiÇajtsv ÈJttX,au.8avou.ev "outo; Ôè oùoÈv arorov Ërpajev. Cf. supr. vv. 4, 15, 22.
innocent, bien qu'on l'ait condamné en qualité de Messie, est donc censé croire que Jésus est ce qu'il a dit être '. Il lui demande de penser à lui quand il viendra dans sa royauté, c'est-à-dire dans le grand jugement, quand il amènera sur la terre le royaume des cieux, et (jue les justes ressusciteront 2. Jésus lui répond que son attente ne sera pas longue, car, en ce jour-même, le paradis les recevra tous deux 3. Le paradis n'est pas le royaume à venir, ni le ciel de la théologie chrétienne, mais l'endroit qui, dans la parabole du Riche, est appelé « le sein d'Abraham 4 >>. Les commentateurs qui voient ici une sorte d'allusion possible à la descente aux enfers ° rencontrent une partie de la vérité : il est incontestable que Jésus se rend au séjour des morts ; mais ce séjour n'est pas souterrain 6, et Jésus n'y va pas prêcher l'Evangile aux défunts ~ ; il y va rejoindre les justes, ceux qui sont « vivants à Dieu 8 », dans la paix et le bonheur éternels.
L'apostrophe : « Jésus, souviens-toi! » a un cachet particulier d'originalité. Nulle part ailleurs, dans 1 Evangile, on ne trouve le Sauveur interpellé par son nom •'. Mais l'ensemble de la scène
1. Dans Y Évangile de Pierre, v. 13, il n'est rien dit du mauvais larron, et le bon s'adresse aux assistants : eîç 6é tic twv xaxoupywv ixst'vwv wvefôinsv aùroûç Xéycov ^If^S °~l* T* xaxà a l^oi7]'aajjL£v oû'tco ~£~ov6ap.Ev, oùxo? 8È ffwtïjp yevo'jaevoç Ttov àv8pu>7ïtov tî ïj8îxy]<ïev 'J[i.â; ;
2. V. 42. xai È'XEyEv -'I7)<jou, ;jLvrja8ï)Tt' [J.ou orav È'XÔtjs ev tt] paatXe.îa aou (cf. Mr. xvi, 28). BL (mss. lat. Vg.) eiç tt|V (BaaiXstav aou. D, xat atpacpEt; ^oôç xov xvptov eizev aÙTw* [xvrlaÔTjTÎ piou Èv tîj Tju-Épa ttjç èXeûje<ôç aou. La leçon eiç t. (3. pourrait bien être une correction destinée à identifier le royaume, entendu comme l'exaltation du Christ dans la gloire céleste, et le paradis où Jésus va bientôt se rencontrer avec le bon larron (cf. J. Weiss, Lk. 647 ; Wellhausen, Le. 134). Brandt, 212, conjecture, non sans vraisemblance, que Luc avait écrit seulement ot<xv eXOtjç, dont la leçon de D serait une simple paraphrase.
3. V. 43. xat e!j:ev •àjj.rjv aot X^iu, a/jjjiepov uet' Èjjlou est] èv :â zapa^Etaro. D, à^oy.GiÔEt; 8È ô 'Irjaouç eI^ev t<o È[m]reX^'[o]50VTi' OapjEt, arjjj.Epov x.tÀ.