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4. Wellhausen, Mc.[l'ti. IIoltzmann, 181, ajouteque les premiers lecteurs,.
n'est pas cela que les évangélistes ont dû comprendre. Le centurion dit une chose qu'ils croient, et il la dit dans les termes où ils l'expriment f. Par conséquent, le centurion dit la même chose que Pierre a dite autrefois à Jésus, quand il l'a reconnu pour le Messie. Ce serait une véritable conversion, et l'on peut se demander jusqu'à quel point le centurion ne représenterait pas le témoignage rendu par les Gentils au Christ. Du moins on a tenu à faire rendre ce témoignage par celui qui avait présidé au supplice du Sauveur. On suppose volontiers que Luc a atténué les termes dont Marc s'était servi, parce qu'il trouvait peu naturel qu'un païen eût parlé du Fils de Dieu comme un juif ou un chrétien. Si Luc a fait cette considération, on aurait tort de l'en blâmer. Mais .il paraît infiniment probable que l'évangéliste a trouvé plus opportun de faire donner à Jésus par cet officier une dernière attestation [d'innocence 2 qu'une profession de foi. Après Pilate, qui dit que Jésus n'était pas coupable, le centurion déclare que Jésus était juste. La préoccupation de l'apologiste a dominé celle du théologien 3.
Dans Marc, ce sont les circonstances de la mort qui provoquent les paroles du centurion : mais en quoi cette mort subite, après un #rand cri, prouve-t-elle que Jésus était le Fils de Dieu? La plupart des crucifiés ne mouraient pas si promptement; la rapidité de cette mort, avec le cri qui l'avait précédée, était quelque chose d'extraordinaire ; un habitué de pareilles exécutions ne pouvait que le remarquer, et on ne peut pas dire que la parole, du centurion soit invraisemblable. Il est d'ailleurs censé connaître la prétention de Jésus à une mission céleste 4. D'autres circonstances avaient pu le prévenir favorablement pour le Christ. Mais l'on conçoit aussi que, si l'incident est historique, il ait pris dans la tradition une forme plus accentuée que dans la réalité °. La déclaration du centurion
hellénochrétiens, de Marc ont dû l'entendre de même, ce qui paraît contestable : le Christ de Paul, de Marc et des premières communautés hellénochrétiennes est déjà plus qu'un héros divin.