Cf. Wellhausen, Mt
réclamé, fût resté attaché au gibet pour devenir la pâture des oiseaux de proie. Si l'on eût observé la loi juive, on l'eût détaché avant le soir1, pour le jeter dans un lieu infâme, destiné a recevoir les cadavres des suppliciés. Il est bien probable que, même dans les supplices ordonnés par l'autorité romaine, on se conformait à la coutume juive, et l'on se débarrassait de ces restes avant la nuit. Mais les parents ou amis des suppliciés pouvaient obtenir la permission de les enterrer. Selon les évangélistes, il en aurait été ainsi pour Jésus2; mais, chose digne de remarque, ce n'est pas une personne de son entourage qui va trouver le procurateur. Jésus a été abandonné jusque dans la mort par ses disciples. Les femmes qui l'avaient suivi sur le Golgotha ne pouvaient que gémir sur sa destinée. Un homme respecté, membre du sanhédrin, préoccupé d'assurer une sépulture convenable au prédicateur galiléen, aurait fait auprès de Pilate la démarche nécessaire 3. Aucun des Douze n'est associé de manière ou d'autre à cette œuvre de charité. Joseph d'Arimathée lui-même n'apparaît qu'en cet endroit de l'histoire évangélique ; il ne tient aucune place dans les souvenirs authentiques, relatifs à l'organisation de l'Eglise primitive. On ne sait de lui qu'une chose : c'est le haut personnage et l'homme de bien qui pourvut a l'ensevelissement du Sauveur.
La patrie de Joseph, Arimathie, ou mieux Arimathée, serait, diton4, la ville de Ramathem, ou Ramathaïm, voisine de Lydda, dont