Cf. Jn. xii, 42-43; QE. 6<>S
2. Me. 43. Tol^Gcti. Les autres évangélistes et le pseudo-Pierre suppriment cette nuance. Brandt, 311, trouve à ce détail un cachet d'historicité, vu quer si Pilate avait eu les bonnes dispositions qu'on lui prête, et si Joseph avait été sanhédriste, l'acte de Joseph ne réclamait pas un courage particulier. Mais faut-il chercher tant de logique dans ces récits ? Le défaut d'harmonie entre celui de la sépulture et celui du jugement s'expliquerait d'ailleurs sans difficulté, si celui-ci est antérieur à celui-là. Cf. supr. p. 702, n. 8. Du point devue de Marc, il y avait quelque hai'diesse à Joseph de réclamer auprès de Pilate le corps d'un supplicié dont il n'était point parent. Cf. Brandt, 307-308.
3. Y. 44. ô oï IlciÀàio; Î6a'j;j.aaëv zl f^Sr, TS0V7)y.sv, xai TTfoaxaXjaâusvo; tov /.svtupîtDva È^rjpojTYiJev auTov =-! rcaXàt BD, rfôrj ; mais îtàXat, qui s'oppose à »o~:, est préférable, car il ne s'agit pas seulement de savoir si Jésus est mort, mais si le fait est bien certain ; Ss. n'a ni -âÀa: ni f/>, àziOavr/- 4î>. xai yvoj; à-o tou scevtuftiovo? È8a>p7]'daT0 xà ^Tcoaa tû 'Loaîjcp.
4. Y. 38. totc ô IL'.ÀiTo; ixéXsuaev à-oooÔrjva'.. fk :.. J. Weiss, AE. 340. |
LE SÉPILCRE 705
informations, à moins qu'ils n'y aient flairé plutôt une objection •qu'un témoignage pour la foi.
Joseph achète un linceul, sans doute une pièce de toile dont il se propose d'envelopper le corps de Jésus détaché de la croix1. D'après Marc, la toile est neuve; d'après la rédaction du premier Evangile, •elle est « propre », ou « pure », c'est-à-dire qu'elle n'avait jamais servi. Ce détail semble introduit par une raison de convenance .théologique. Luc mentionne simplement le linceul; mais, pour le motif qui a suggéré au rédacteur du premier Évangile et à Marc l'idée d'une toile neuve, il dit que personne n'avait encore été mis •dans le sépulcre où le corps de Jésus fut déposé. Matthieu insinue la la même chose en disant que le sépulcre avait été creusé tout récemment pour Joseph lui-même. On se rappelle que, d'après Marc et Luc, le Sauveur fit son entrée à Jérusalem sur un ànon que nul n'avait encore monté 2. De telles données procèdent d'un sentiment moral plutôt que de la tradition historique.
On remarquera que les indications de Marc sont extrêmement vagues : il faut un sépulcre pour que Jésus en sorte ressuscité ; anais où était ce sépulcre, et comment il se fait que Joseph en dispose, l'évangéliste n'en sait rien, ou ne songe pas à le dire, et il pense à signaler un détail sans portée, à savoir que le sépulcre était •taillé dans la pierre, indication qui n'a guère de raison d'être, a moins •qu'elle ne corresponde, dans la pensée du narrateur, à quelque prophétie3. La circonstance de la pierre roulée4 ne vient que pour faire
1. Me. 46. zaî àyopâxa: uivSdva xa6cXcl>v D, Xafiaiv) aùxôv iveîXT)ffev -f^ aivoo'v. /.o\ KOrjXEv aùrov Iv avr/xaTi o t,v XeXaxo[ji.T|u.évov Ix 7csxpaç, x.at jcpoaexuXiffev XîOov litï xï)v. 86pav xou [AVT)}i£tou CD, ajoute xaî imiïjXOev, d'après Matthieu). Mt. 59. xaî Xajîwv xô aûjxa 6 'ItoT^o IvsxuXiÇsv aùxô Iv (xACL n'ont par Iv) aivSovi xa8apa (Ss. « neuf » •00. xaisOrjxsv aùxô Iv tw xxivtô au cou ;j.vt]u.ïÎw o IXaxdp.iqasv Iv trj Ttixpa, xaî jtpoaxuXîaa; XîOov ij.îyav xrj 8upot xou p.vY][j.âiou à^fjÀOcv. Le. 53. xaî xaSsXwv IvsxûXiÇev aùxô aivSovi, •/.al ï8ï]xsv aùxôv Iv u.v7]'aaxi XaÇeuxw ou où/. 7jv oùSeîç où-w y.a'<j.svo;. D, ajoute, xai Sévxoç aùrou Ijté6r)xev xfo avr)ixcîo) Xtflov, ov ;j.o'y.; s'.V.oai IxuXiov ; de même lat. c : « et cum positus esset in monumento, posuerunt lapidem quem vix viginti volvebant » ; sah. : « cum vero posuissent eum, posuit lapidem in porta sepulcri quem viginti homines volvere possent ».