Supr. p. 261. Cf. Brandt
3. Strauss, II, 380, indique Is. xxn, 16 (LXX . xîaùtfrôe.f. oxi IXaTOjiTjuaç asauxeo (ooî av^aiiov... ; et xxxm, 16. ojto; (le juste) oîx^'ast Iv u'jnrjXâ) amqXaîb) Tcéxpaç îoyupîç.
+. Supr. n. 1.
A. Loisy. — Les Evangiles synoptiques, II. 45
ressortir le miracle de la résurrection, et c'est pour le même motil que Matthieu dit que la pierre était grande.
On doit se représenter le sépulcre dont il s'agit comme une espèce de chambre souterraine, creusée dans le roc, avec une ouverture à fleur de sol, que l'on fermait au moyen d'une large pierre. Jean ' insiste, comme Matthieu et Luc, sur la circonstance du sépulcre neuf ; mais Matthieu est seul a dire, probablement à supposer, que ce sépulcre était celui de Joseph2. S'il en eût été ainsi pour Jean, Marie de Magdala, le matin de la résurrection, n'aurait pas conjecturé que le gardien du jardin où se trouvait le tombeau avait retiré le corps de Jésus pour le transporter ailleurs5. D'après Marc, Luc et Jean, il semblerait que Joseph ait déposé le corps dans le tombeau libre qui se trouvait le plus rapproché du lieu du crucifiement, sans consulter le propriétaire de l'endroit. Il est peu probable néanmoins qu'il ait eu l'intention de revenir après le sabbat, afin d'enlever le corps et de le placer ailleurs, car les femmes qui l'avaient accompagné considéraient la sépulture de Jésus comme définitive. Telle dut être la pensée des évangélistes. Cette circonstance ne laisse pas de faire difficulté : n'est-ce pas pour l'avoir senti que Matthieu attribue à Joseph la propriété du sépulcre où Jésus a été mis 4?
Après avoir mis Jésus dans cette tombe, Joseph la ferme en faisant rouler la pierre destinée à en couvrir l'orifice. Tout cela est censé s'accomplir à la hâte, parce que le temps presse, et qu'il faut