‹ Les évangiles synoptiques (volume 3)Chapitre 64 sur 726 · I Cor. xv, 9-10. II Cor. xi, o ; xn, il · texte numérisé non relu

I Cor. xv, 9-10. II Cor. xi, o ; xn, il

2. Cf. xin, I ; xiv, 1. Ss. Se. mss. lat. lisent ici : « en ce jour-là ».

3. V. 1. xtç apa [XEÎÇrov èarîv iv trj (îatoiXsia Ttov oùpavwv ;

4. V. 2. x.cd -poay.aÀsTâu.îvo; -ouoîov. Cette indication se trouve remplacer le baise*' de Me. 36 : xaî ÈvaYxaXiaafisvoç aùxo. Noter l'assonance des deux participes. Dans Matthieu et dans Luc, Jésus s'abstient d'embrasser les enfants (cf. Mt. xix, 15 ; Le. xvm, 15-17, et Me. x, 16).

ce qu'il dit sur la nécessité de se faire petit correspond à ce qu'on lit dans le second Evangile touchant l'obligation, pour qui veut être le premier, de se comporter comme le dernier et le serviteur de tous ; la leçon de Matthieu est calquée sur celle de Marc, bien qu'elle soit assez différente. Mais, en présentant ici les enfants comme modèles, le rédacteur du premier Evangile oublie que l'humilité n'est pas une vertu caractéristique de leur âge, et que si la recommandation d'accepter l'annonce du royaume avec la simplicité des enfants est très naturelle, on n'en peut dire autant de l'exhortation à imiter leur humilité. Les disciples sont invités à être en esprit et par le sentiment ce que les enfants sont en réalité et par situation, à savoir « petits ». L'idée est évangélique, mais la façon de la proposer est artificielle et ne doit pas être primitive. Matthieu passe rapidement sur l'obligation de recevoir les enfants au nom de Jésus, se souvenant qu'il a développé la même idée à propos des missionnaires évangéliques, et l'on peut croire que, nonobstant les apparences, il entend désigner, comme Marc, mais sans application à Paul, derrière ces enfants, ceux qui portent le nom du Seigneur, les humbles serviteurs de l'Evangile, ceux qui sont les plus grands dans le royaume, parce qu'ils sont les plus petits à leurs propres yeux '. La suite du chapitre est conçue comme une série de prescriptions concernant le royaume des cieux 2, qui correspond ici plus ou moins à l'Eglise chrétienne.

Luc omet toute interrogation soit de Jésus soit des disciples, parce qu'il doit traiter plus loin la question des places dans le royaume. Il suppose seulement, pour amener la leçon de l'enfant, que les disciples s'étaient demandé en eux-mêmes qui d'entre eux pouvait être le plus grand 3. Jésus, connaissant leur pensée, soit par sa science des cœurs, soit qu'il lise sur le visage des disciples 4,

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