Vg. (Ss.) : « habetis custodiam
3. « Quid enim opus erat, ut sacerdotes a prseside milites peterent, si milw tes ipsi quos adhibere possent babuissent ? » Maldonat, I, 643.
Les mots : « avec la garde ' », ont causé du souci aux interprètes : les uns les rattachent au participe : « scellant la pierre'2 », comme si le concours des soldats eût été nécessaire pour cela ; ou bien au verbe : « ils s'assurèrent du tombeau3 », nonobstant le membre de phrase interposé ; d'autres traduisent fort librement : « avec la garde » par : « en installant la garde » ; on a supposé même une transposition accidentelle 4, et renvoyé la formule gênante au commencement de la phrase : « Et s'en étant allés avec la garde, ils s'assurèrent du tombeau en scellant la pierre. » Ce sens est très satisfaisant, mais il ne paraît pas nécessaire, pour l'obtenir, de modifier le texte. La phrase telle quelle est paraît signiiier que les chefs des prêtres et les pharisiens partirent avec la garde, et, moyennant son concours, s'assurèrent du tombeau en le scellant '.
La présence de gardes autour du sépulcre a été complètement ignorée de Marc, de Luc et de Jean. Même dans le premier Evangile, les femmes qui se présentent au tombeau, le matin de la résurrection, ne s'occupent pas deux, non plus que l'ange. Ils seront « comme morts ». La légende, qui a créé ces témoins muets, a développé leur rôle dans les Evangiles apocryphes11.
1. V. 66. ol oï Tcopêuôlvxe? TjaçaXiuavTO tov Totoov oçpayîcravTes tov XïQgv u.eTa xîj; xo-j7T'-»3ix; (D, twv tpuXàxwy ; mss. lat. Vg. « cum custodibus <>).