Cf. Dan. vi
6. Ev. de Pierre, 28. « Et les scribes, les pharisiens et les anciens s'étaient assemblés, apprenant que tout le peuple murmurait et se frappait la poitrine en disant : « Puisque ces grands miracles sont arrivés à sa mort, voyez combien il était juste ! » (cf. Le. xxni, 47). 29. Et les anciens eurent peur, et ils vinrent trouver Pilate pour lui faire une demande et lui dire : « Donne-nous des soldats pour que nous gardions son tombeau pendant trois jours iïr.l tpsTç f,;j.ioa; ; cf. Mt. 63 ; supr. p. 710, n. 3), de peur que ses disciples ne viennent le ravir, que le peuple ne croie qu'il est ressuscité d'entre les morts, et qu'on ne nous fasse du mal » (-/.al jtoL7]'atD<Jiv r^xv/ xàxa; cf. Mt. G4, supr. p. 710, n. 2). 31. Et Pilate leur donna le centurion Pétronius (c'est le nom qu'il faut à l'homme qui garde « la pierre » du sépulcre) avec des soldats pour garder le tombeau ; et des anciens et des scribes vinrent avec eux au sépulcre. 32. Et roulant une grande pierre (cf. Mt. 60 ; l'apocryphe n'a rien dit de cette pierre en décrivant l'ensevelissement), avec le centurion et les soldats, tous ceux qui étaient là (cf. Mt. 66. p.£xà x/j; xouaTtoStaç, supr. n. 1) la placèrent à la porte du sépulcre, 33. elils y apposèrent sept sceaux; et plantant là une tente, ils firent la garde. 34. Et
Marc, xvi, ] . El quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Mariede Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour venir l'embaumer. 2. Et de grand matin, le premier jour de la semaine, elles arrivèrent au tombeau, quand le soleil venait de se lever. 3. Et elles se disaient entre elles :
« Qui nous ôtera la la pierre de l'entrée du sépulcre ? » 4. Et levant les yeux, elles virent que la pierre avait été ôtée; car elle était fort grande. 5.
Et étant entrées dans le sépulcre, elles virent un jeune homme assis à droite, vêtu d'une robe blanche, et elle> furent très effrayées.
6. Et il leur dit : « Ne vous effrayez pas. Vous cherchez Jésus le Nazaréen, qui a été crucifié. Il est ressuscité ; il n'est point ici. Voici le lieu où on l'avait déposé. 7. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre : « Il vous précède en Galilée ; là vous le verrez, comme il vous l'a dit. » 8. Et sortant du sépulcre, elles s'enfuirent ; car
Mattii. xxviii, 1 .
Et après le sabbat, au lever du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l'autre Marie vinrent voir le tombeau. *2. Et voilà qu'il se fit un grand tremblement de terre ; car un ange, descendant du ciel et s'avançant, ôta la pierre et s'assit dessus. 3. Et son aspect était comme un éclair, et son vêtement blanc comme neige. 4. Effrayés à sa vue, les gardiens tremblèrent et devinrent comme morts. 5. Et l'ange, paenant la parole, dit aux femmes :
« Ne craignez pas, vous ! Car je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié. G. Il n'est pas ici ; car il est ressuscité, comme il l'avait dit. Venez, voyez le lieu où il était couché.
7. Et allez vite dire à ses disciples : « Il est ressuscité des morts, et il vous précède en Galilée. Là vous le verrez. » Voilà que je vous l'ai dit. » 8. Et s'éloignant promptement du sépulcre, avec crainte et grande joie, elles coururent porter la nouvelle à ses dis-
Luc, \xiv, 1 . Et le premier jourde la semaine, de grand matin, ellc> vinrent au sépulcre, portant les parfums qu'elles avaient préparés. 2. Et elles trouvèrent la pierre ôtée du sépulcre ; 3. y étant entrées, elles ne trouvèrent pas le corps de Jésus. 4. Et tandis qu'elles ne savaient qu'en penser, deux hommes se présentèrent à elles, avec des robes éclatantes. 5. Et comme elles étaient devenues craintives et qu'elles baissaient les yeux à terre, ils leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts ?o. [Il n'est pas ici, m.iis il est ressuscité]. Rappelezvous comme il vous a parlé quand il était encore en Galilée, 7.
disant qu'il fallait que le Fils de l'homme fût livré aux mains des hommes pécheur>.
qu'il fût crucifié, et qu'il ressuscitât le troisième jour. » 8. Et revenues du sépulcre, elles annoncèrent tout cela aux Onze et à tous les autres. 10. C'étaient Marie de Magdala ; Jeanne, Marie de Jac-
elles étaient saisies de ciples. (.L Et voilà que ques, et les autres tremblemenlet d'épou- Jésus vint à leur ren- d'avec elles, qui dirent vante. Et elles ne di- contre , en disant : cela aux apôtres. 1 1 . rent rien à personne, « Salut! » Et s'appro" Et ces discours leur car elles avaient peur, chant, elles saisirent parurent une rêverie, ses pieds et se proster- et ils ne les en crurent lièrent devant lui. 10. point.
Alors Jésus leur dit :
« Ne craignez pas. Allez avertir mes frères qu'ils partent pour la Galilée, et là ils nie verront. »
Dans Marc, les trois femmes que révangéliste a désignées nommément parmi celles qui assistaient à la mort de Jésus ', achètent, le samedi soir, après le coucher du soleil, des parfums pour embaumer le corps de leur Maître 2. La pensée de la résurrection leur est donc entièrement étrangère. Elles ne se souviennent pas d'avoir
le matin, au lever du sabbat, beaucoup de gens vinrent de Jérusalem etdes environs pour voir le sépulcre scellé. » Du passage de ÏÉv. des Hébreux (s. Jérôme, De vir. 2) : « Dominus autem cum dedisset sindonem servo sacerdotis, ivit ad Jacobum et apparuit ei », on a conclu que, dans cet apocryphe, la garde du tombeau était faite par des serviteurs du temple (cf. Me. xiv, 43, 47), et l'on a même trouvé celte indication préférable à celle de Matthieu (Cremer, ap. Brandt, 332 ; A. Réville, II, 462). La représentation de Jésus sortant de sa tombe atteste le caractère tout à fait secondaire de cette description (Brandt, loc. cit.), et la substitution du serviteur du grand prêtre au centurion ne prouve rien, si ce n'est l'esprit judaïsant de la rédaction, qui s'accuse de même dans l'anticipation de la venue du Christ à Jacques (cf. I Cor. xv, 5-8).