Cf. Guîskel
2. V. 5. [AT] <po(3cî<j6s u[/.ifc;- olôa yàp cm 'Ir]<jouv (Ss. «de Nazareth », d'après Me. G) xdv È7Taupt»[j.Évov £ï]X£îx.;' 6. oûx îst'.v toSr 7jy£p6ï] yào -/.aôw; sirav (Ss. « à vous », d'après Me. 7) "ôsurî YSsxs xôv xo^ov orcou exsixo. 7. xat xa-/ù 7:opeu0sraat sÏ7raxe xoîç ij.aOr|Tat; aùxou o~: 7\fi^T\ à~ô xûv vexptSv xaî iooù r.çoi^v. utià; zlç, xr,v TaXi- Àaiav, Èxeï aùxôv o-jisa9e .1<joj ;:.-ov yaiv.
Marc, puisque Jésus lui-même va se montrer aux femmes, pour leur confier le même message que l'ange '. Les femmes s'en vont, partagées entre l'impression de terreur qu'elles ont ressentie, et la joie de ce qu'elles viennent d'apprendre. Matthieu pense que les femmes n'ont pas dû avoir que de la crainte ; il y ajoute la joie, et il corrige pareillement la source en montrant les femmes toutes disposées à parler2, au lieu de se taire, comme le dit Marc.
Tout à coup, Jésus se présente à elles. Ce n'est pas ce qu'on pouvait attendre après le discours de l'ange. Le Christ les salue ; les femmes se prosternent et lui baisent les pieds pour lui rendre hommage ; Jésus leur répète ce qui a été dit par l'ange, et s'éclipse 3 Cette apparition fait double emploi avec ce qui vient d'être raconté d'après Marc, et n'a pas de signification propre, ni même d'originalité dans la forme 4. Jésus y est substitué à l'ange, et le récit adventice se trouve préluder à la scène du quatrième Evangile entre le Christ et Marie de Magdala '. Le Ressuscité appelle les disciples ses « frères0 », gardant pour eux les mêmes sentiments que durant sa vie mortelle ~. Si ces récits étaient à discuter au point de vue de la vraisemblance et de la logique, on demanderait pourquoi Jésus, qui se montre aux femmes à Jérusalem, fait courir ses apôtres jusqu'en Galilée pour le voir. Mais c'est que l'évangéliste, tout en faisant brèche dans la tradition galiléenne, n'ose pas encore s'en écarter pour le principal. On dirait que, privé de sa source, il complète ici Marc par les renseignements plus ou moins vagues qu'il a pu trouver ailleurs : l'apparition de Jésus aux femmes est
1. Il n'y a donc pas lieu de conjecturer, avec Maldonat, Westcott-Hort, Nestlé, une erreur ancienne qui aurait substitué eïnov à eItîev. La substitution est réfléchie.
2. V. 8. /aï à-cXOouaa'. (AD etc. ÈçsÀôouaa;, d'après Me. 8 ; mais, dans Matthieu, les femmes, n'étant pas entrées, n'ont pas à sortir) xa/j àxà to$ pr)[ieîou fiexà ■çojjou ./.al '/apâ; ut-fàXT,; sSpajJiov àKQLf[ZÏ\a.i xoï; [Aa6r,xaïç aùxoS.
3. V. 9. /.al ïooj 'Iïjjouç (ACL etc. oj; oè s-ocî'jovxo àxa.*(ys.ïka.i xoî; ua8ï]xat; aùxou, /.al l. 'I.) &7C7jvT7i<iev aùxal; Xiywv ■yatpsxî. ai oï jrpoaeXôouaat ixpàTï|àav auxou xoù; 7Co'8aç(cf. Jn. xx, 17) /.al Jïpoaexôv7jffav aûxài. 10. xo'xe Xéyet aùxatç 6 'I^aoS;- [ir\ çopeïafls (cf. v. 5) ,u-ayEX£ à-ayyïiÀaxE toîç àosÀsoï: [jlou i'va Mïs'XOtoijtV a; xr,v raÀiXatav, xàxeî jjlï o''}ovxa'. (cf. v. 7).