Jn. xxi, 1-17. Cf. QÉ
2. Voici la fin du fragment apocryphe : V. 58. « Et c'était le dernier jour des Azymes, et beaucoup s'en allaient, retournant chez eux, parce que la fête était finie. 59. Et nous, les douze (?) apôtres du Seigneur, nous pleurions et nous étions affligés (èxXatofjiev xai IXjTiojasôa) ; et chacun, attristé de ce qui s'était passé (Xurarjasvo: o'.à va suapav), s'en retourna dans sa maison. 60. Etmoi Simon-Pierre, et André mon frère, prenant nos filets, nous allâmes à la mer; et il y avait avec nous Lévi (fils) d'Alphée, que le Seigneur »
3. Sur l'espèce de compensation que Luc parait avoir opérée, sciemment et volontairement, en rattachant la pèche miraculeuse à la vocation de Pierre, cf. I, 439-446.
4. In Joli. I, 5 , àÀ/.à 7.0.1 St(iwv xaï KXsdraxç, ôjitXoÏÏVTEç -y); â/.ÀrjÀoj; çaaî* au
;j.ovo; -apo'.xsi; Iv 'Iîoo'jaa).7)u, y.tX. Brooke, I, 9), 8 i taJTrÉ -ft Suvafiei axp-upouvTS; ô 2Î;xojv y.alô KÀ:o'~aç :pa3'V oO/i f, ■/.y.yy.iL:tl'x&v v.a.io>kxïrf\ tjvev -fj 68w [cf. Sî/pr. p. 764, n.ll, t'j; o;r,'voiyEv /.-.).. Brooke, I, 12); C. Cels, II. 62; In ,1er. hom. XIX, 3. Amaon ou
sans la moindre hésitation, les deux disciples par les noms de Simon et de Cléophas, bien qu'il ne dise pas positivement si le Simon dont il s'agit doit être identifié à Simon Pierre. Les auteurs ecclésiastiques qui ont accepté le nom* de Simon sur la foi d'Origène, et qui se servaient du texte traditionnel, ont dû nier cette identité. Bien que les noms de Simon et de Cléophas se trouvent en dehors des citations que fait Origène, il est probable que celui-ci avait trouvé le nom de Simon dans quelques manusorits, et considérait cette donnée comme certaine. Partant de là, on a supposé ' que c'étaient les disciples d'Emmaùs eux-mêmes qui disaient ' aux autres : « Le Seigneur est vraiment ressuscité » ; ils raconteraient ensuite les détails de l'apparition. L'emploi du mot « onze » pour désigner les apôtres en l'absence de Pierre ne fait pas difficulté. Paul 3 emploie le mot « douze », qui n'est pas plus exact. Il est moins facile de comprendre la parole : « Il est apparu à Simon. » Il faut supposer que Cléophas parle ainsi, persuadé que l'apparition a eu lieu pour Pierre. L'avantage de cette hypothèse consiste en ce que l'apparition à Simon n'est plus une allusion sans objet. De plus elle fait disparaître la contradiction formelle qui existe, dans le texte ordinaire, entre la profession de foi des disciples et le doute qu'ils ont encore l'instant d'après 4, lorsque Jésus leur apparaît. La finale de Marc "', s'accorde mieux avec le récit interprété de la sorte, qu'avec le texte actuel.
Si Pierre était censé à Emmaùs, le récit de Luc aurait été d'abord destiné à remplacer l'apparition galiléenne, et serait comme un dédoublement de la pêche miraculeuse, dont l'évangéliste a utilisé une partie ailleurs. Le texte primitif aurait été modifié parce que
Ammaon, forme du premier nom dans s. Ambroise et quelques mss. latins, est altéré de Simon et influencé par Emmaiïs. Ce doit être par Origène qu'Ambroise connaît le nom du premier disciple.