Weiss, Lk
:*. Cf. Act. i, 22.
LE RESSUSCITE i 1 t
le Père a promis l, c'est-à-dire l'effusion du Saint-Esprit annoncée par le prophète Joël 2, qui sera cité expressément au livre des Actes :i. Dans le quatrième Evangile '% non seulement la mission des apôtres, mais la communication du Saint-Esprit sont rapportées au soir même de la résurrection. Les deux évangélistes ont voulu exprimer la même idée : c'est par l'ordre du Christ immortel, sous l'impulsion de son Esprit, que les disciples ont entrepris la conversion du monde. Mais le quatrième Evangile contemple d'un seul regard le mouvement qui commence le jour de la résurrection, tandis que le troisième fait une certaine part à l'intervalle réclamé par le travail intérieur qui s'est opéré dans les apôtres avant qu'ils aient recouvré ou acquis la pleine conscience de leur mission, et que leur foi se soit de nouveau manifestée par l'action.
A raison de ce délai, Jésus prescrit à ses tidèles de rester à Jérusalem jusqu'à ce qu'ils aient reçu <■ la force d'en haut ». Ainsi qu'il a été observé précédemment, si l'on prend cette conclusion du discours comme lettre d'histoire, les disciples n'auront pas quitté la ville sainte depuis le jour de la passion jusqu'à la Pentecôte, et il ny aura pas eu d'apparitions galiléennes, puisqu'il n'y avait pas un seul apôtre en Galilée. Luc fait parler le Sauveur conformément au plan systématique adopté par lui-même pour le classement des matériaux traditionnels. Il a l'idée d'une sorte de stage par lequel a passé la vocation des apôtres avant que ceux-ci aient commencé à prêcher; mais la forme de ce stage n'est pas conçue moins systématiquement que sa durée.
Luc, xxiv, 50. Et il les emmena jusque vers Béthanie, et, levant les mains, il les bénit. 31. Et il advint que, en les bénissant, il s'éloigna
1. V. iU. /.%: ÎSo-j N'DL, mss. lai. Vg. Ss. om. I. iy» IçaKoa^éXXto t>,v î-ayyH/.'.av tou tmctqo? (De om. t. -., ce qui donne : « nu promesse », leçon acceptable. Cf. Wellhausen, Le. 142 ;jloj a om. ;/.' lo'ufiaç1 \j\j.i\; o; zaôiaaxs Iv ttj rcoXec h»; ou ÈvoyffïjaSs ï; 3-j/ou; ojvaa'.v AI) etc. lai. Vg. Ss. et Se. o. ï. Ci.). Sur la promesse, cf. Act. ï, 4; ii, 33. On peut se demander si Luc n'avait pas écrit simplement ici Tr,v È7tzyycX'!av, qui est en soi aussi clair que ~. ï. tou Tcanrpdç, et qui est suffisamment déterminé quant à son objet par « la vertu d'en haut ». Sur le rapport de « l'esprit » et de « la force », cf. ï, 17, 3o ; I, 283, 291. « La promesse » est mentionnée, sans plus d'explication, dans Act. h, 39; cf. xm, 32; xx vi , 6 .