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d'eux. ~r2. Kl eux retournèrent à Jérusalem avec une grande joie. .">;}. et ils étaient constamment élans le temple, à bénir Dieu '.
Si l'on prend ces indications à la lettre. Jésus, avant instruit ses disciples, ^e sera mis en route avec eux. vers le milieu de la nuit, aura traversé en leur compagnie les rues de Jérusalem, et marché loin dans la direction de Béthanie ; là. il aura pris pour toujours congé des siens en les bénissant. Le texte ordinaire contient quelques additions : Il s'éloigna d'eux, et il fut enlevé au ciel: et eux. Payant adoré, retournèrent à Jérusalem avec une grande joie : et ils étaient constamment dans le temple, louant et bénissant Dieu. Un groupe important d'anciens témoins 3 omet ces détails supplémentaires, dont l'interpolation est beaucoup plus facile à expliquer que la suppression. La scène décrite à la fin de l'Evangile étant identique à celle qu'on trouve au commencement des Actes, et qui ^e termine par l'ascension, l'addition t< et il fut enlevé au ciel ■ - si faite naturellement. Un pourrait dire, il est vrai, que la suppression se comprendrait aussi, par le scrupule d'un copiste qui aurait hésité à mettre l'ascension le même jour que la résurrection: mais le copiste dont il s'agit aurait plutôt calmé son doute en ajoutant dans le texte la mention des quarante jours, que l'on a de bonne heure introduite dans l'interprétation du récit évangélique. L addition des mots : L'ayant adoré . a été occasionnée par l'interpolation précédente, et probablement aussi par le passage parallèle de Matthieu 3 : le participe : louant est une variante de ■ bénissant : le texte ordinaire a recueilli les deux leçons 4.
Si l'on adopte le texte plus court. l'Évangile ne parle pas de 1 ascension: Jésus se sépare de toute la communauté, comme il s est
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"2. I>. rnss. lat. Ss. On ne trouve pas dans N linterpolation du v. 51, mais ce nis. a celle du y.
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i. Cl". We5toott-H<:.bt. .1/.. 73; Tischendorf, I. 737; B. \Yeis~. Lk. 692; Brandt. 68-37
séparé des disciples d Emmaùs. en échappant subitement aux regards <Kjs siens. En suivant cette hypothèse, il n'est aucunement nécessaire d'admettre que Luc, dans l'intervalle qui s'est écoulé entre la composition de l'Evangile et celle des Actes, aurait eu connaissance d'une tradition qu il ignorait auparavant. L'indication : « Et il les emmena jusque vers Béthanie »>, semble introduite tout exprès pour rejoindre la tradition de l'ascension sur le mont des ( ttiviers : car le récit se tiendrait beaucoup mieux si Jésus se séparait de ses disciples aussitôt après son discours ', comme il fait dans les Actes 2, où la promesse du Saint-Esprit peut sembler donnée sur le mont des Oliviers. La lin du troisième Evangile et Le commencement des Actes procèdent visiblement de la même source ou de la même inspiration. Mais Luc a voulu présenter dans l'Evangile toutes les apparitions comme une suite ininterrompue de faits, bien que ce soit plutôt, en un sens, un faisceau d'arguments, et il n'aura pas voulu décrire en propres termes l'ascension, pour éviter de contredire expressément ce qu'on lit dans les Actes touchant 1 intervalle des quarante jours. Sa manière de faire prouve L'indifférence que les écrivains évangéliques. et lui-même, bien qu'il prétende à l'exactitude, ont professée a l'égard de la précision chronologique. L exactitude k laquelle vise Luc est celle d une narration bien ordonnée. Il a été exact selon sa méthode en ramenant au même jour toutes les apparitions, parce que ce groupement, qui n'a rien d historique, a un intérêt didactique.
Supposé qu'il ait mentionné l'ascension à la lin de son Evangile, il faudrait toujours admettre, ou qu'il ne songeait pas à l'intervalle des quarante jours, ou qu'il a négligé délibérément cette circonstance et n'y attachait qu'une importance didactique pour le commencement des Actes. En toute hypothèse, il applique aux mêmes faits deux combinaisons chronologiques différentes : et comme on peut dire qu il n'y a pas de chronologie réelle dans la conclusion du troisième Evangile, l'on est de même autorisé à penser qu'il n y en a probablement pas davantage dans le premier chapitre des Actes.
L'évangéliste a présenté une série d arguments en faveur de la résurrection, et pour donner plus de force à sa démonstration, il