‹ Les évangiles synoptiques (volume 3)Chapitre 70 sur 726 · Cf. B. Weiss, Mk. 153 ; IIoltzman.n · texte numérisé non relu

Cf. B. Weiss, Mk. 153 ; IIoltzman.n

3. V. 1. KvivBexTOv Icttiv Tou Ta ax.àvoaXa aï, sXOetv, jtXi]V ouai Si où k'p/cTai.

l'attend après le scandale donné. Le supplice de la submersion n'était pas en usage chez les Juifs, mais ceux-ci pouvaient le connaître, parce qu'il était dans la pratique des Grecs, des Romains, des Syriens et des Phéniciens. La pierre attachée au cou du supplicié est appelée, dans le troisième Evangile, « pierre de meule1 », dans les deux autres, « meule d'âne », et c'est probablement cette désignation qui était dans la source. Luc aura choisi une formule plus commune et plus claire, mais qui est moins précise. La « meule d'âne » était plus lourde que celle du moulin ordinaire. Ce dernier, que l'on rencontre encore aujourd'hui en Orient, était mû à force de bras par des esclaves ou par des femmes2; l'autre était pourvu d'un petit manège où l'on attelait un âne.

Le rédacteur du premier Evangile, qui suivait Marc, reproduit d'abord, d'après lui, l'avertissement adressé à celui qui scandalise « un des petits qui croient », et, pour plus de précision, il ajoute « qui croient en moi3 », façon de parler absolument inusitée dans la bouche du Christ historique; ayant maintenu ainsi l'antithèse entre celui qui reçoit « l'enfant », et celui qui scandalise le petit, il amène, d'après la source, la déclaration générale qui servait de préambule et de justification à l'avertissement. Pour ménager la transition, il double la menace adressée au scandaleux, et commence par faire lancer une malédiction générale contre le monde qui est la patrie des scandales. Il est inévitable que des scandales se produisent dans un monde où domine le péché; mais le monde n'en mérite pas moins d'être puni, et un châtiment terrible atteindra chacun de ceux qui auront été cause de scandale.

Il semble que la source commune des trois évangélistes ait seulement désigné sous le nom de « petits » ceux qu'il ne fallait pas scandaliser ; Marc et Matthieu ont tenu à signifier expressément que ces petits étaient « les croyants ». Luc ne l'entendait pas autrement, et telle devait être la pensée de la source. « Petit » n'est pas synonyme d'« enfant », et la combinaison artificielle de Marc ne prouve pas qu'il se soit agi du scandale des enfants 4. C'est parce

1. V. 2. XuatTeXeî aùrtS et Xi'9o; jxuÀtxo; JcepLxeixai Tcepï tov Tpa^yjXov aùtou xaî Eppintat eiç ttjv OàÀaaaav, rj î'va ax.avoaÀîar, tiov jjuxpwv toutcov Iva.

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