Le. xxiv. 11, 25, 37. 41 (cf. Mr. xxvm, 17 : Jn. xx
ressortir, non les doutes et les hésitations, mais l'incrédulité des disciples, ne sert, vu l'étroitesse du cadre, qu'à donner plus de force à l'argument qu'il veut tirer de leur foi ultérieure, qui se fonde sur une expérience directe. Mais il se peut que l'hésitation des apôtres, non celle de Pierre, qui est ici confondu avec les autres, vienne de bonne source ', comme le souvenir de leur abattement.
Marc, xvi, 12. Et après cela, il apparut sous une autre forme à deux d'entre eux, qui étaient en chemin, s'en allant à la campagne. 13. Et ceux-ci vinrent l'annoncer aux autres, qui ne (les) crurent pas davantage.
« Et après cela2 »... Marc n'a pas un seul « après cela » dans son Évangile ; Matthieu n'en a pas davantage; mais Luc et Jean3 en ont plusieurs. « Après cela », Jésus « apparut sous une autre forme » à deux disciples « qui marchaient, se rendant à la campagne ». Ce sont évidemment les disciples d'Emmaus. L'auteur a retenu certaines expressions de Luc h, mais, comme il veut abréger, il s'abstient d'indiquer les circonstances et le terme du voyage. << La campagne » représente en réalité le bourg d'Emmaus, et « l'autre forme » que prend Jésus n'est qu'une manière d'expliquer ce qu'a dit Luc touchant l'aveuglement miraculeux des disciples ' : puisque ceux-ci ne reconnaissaient pas Jésus, c'est qu'il avait pour eux une autre « forme 6 » que celle à laquelle ils étaient accoutumés. Dans le troisième Evangile, les disciples, revenant à Jérusalem, trouvent leurs compagnons déjà convaincus de la résurrection par la vision de Pierre '. Ici l'on dit, au contraire, que toute la communauté resta incrédule après le récit des deux voyageurs 8.