‹ Les évangiles synoptiques (volume 3)Chapitre 72 sur 726 · Is. lxvi, 24 ; cf. I · texte numérisé non relu

Is. lxvi, 24 ; cf. I

qui est sensible au mort1. Le feu indique le caractère cuisant de cette peine, qu'on ne doit sans doute pas entendre non plus dans un sens purement spirituel, la pensée de l'auteur flottant plutôt entre la métaphore et la réalité.

La formule : « où leur ver ne meurt pas et où (leur) feu ne s'éteint pas2 », est répétée par trois fois dans le texte ordinaire de Marc ; les meilleurs des anciens manuscrits et la version syriaque du Sinaï ne l'ont qu'une fois, à la fin du paragraphe. Dans les témoins qui la répètent, elle présente, les deux premières fois, cette anomalie, que « le feu inextinguible » et « le feu qui ne s'éteint pas », étant juxtaposés, font double emploi 3. Toutefois cette circonstance, qui est un argument contre l'authenticité de la leçon dans sa forme actuelle, n'est pas décisive en faveur de l'autre lecture, parce que la simple mention du « feu inextinguible ; », dans les manuscrits les plus autorisés, n'est qu'une surcharge, et peut être interprétée comme une réduction de la formule qui se lit à la fin de l'énumération. Il n'est pas impossible que le rédacteur, qui s'est inspiré d'Isaïe, ait voulu imiter le langage des prophètes en reproduisant trois fois la formule : « où leur ver ne meurt pas et où (leur) feu ne s'éteint pas », puis que certains recenseurs, ayant trouvé la répétition superflue, l'aient abrégée pour les deux premiers cas, et que le texte ordinaire ait combiné la leçon primitive avec celle des manuscrits corrigés ; à moins que la meilleure leçon ne soit celle des témoins qui varient la formule finale dans les trois cas 5. Quoi qu'il en soit, la citation d'Isaïe facilite le passage à la sentence suivante*'.

Marc, ix, 49. « Car chacun doit être salé au feu. 50. Le sel est bon ; mais, si le sel devient fade, avec quoi l'assaisonnerez-vous? Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix entre vous. »

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