Cf. Eccli. xxviii
donne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » Une théologie particulière peut être intéressée à soutenir que le pardon de l'homme à l'homme ne mérite pas le pardon de Dieu à l'homme : l'Evangile présente les choses de telle sorte que l'indulgence de l'homme, condition indispensable de l'indulgence de Dieu, parait la mériter en quelque façon. Ce n'est pas le pardon indéfini, c'est le pardon en soi qui est recommandé ; mais le pardon est requis toutes les fois qu'il y a lieu de pardonner. La condition : « du fond du cœur », n'est pas non plus indiquée ; Matthieu l'ajoute, conformément à l'esprit du récit, pour signifier que le pardon doit être sincère. Il se peut que la source n'ait contenu que la parabole, et que la formule d'application soit tout entière de l'évangéliste.