LES GALILÉENS MASSACRÉS. LE FIGUIER
Luc, xiii, 1-9.
L'application de la parabole du Riche insensé paraît avoir été tournée de façon à introduire Tinstruction sur la confiance en Dieu et Tinsouciance à Tégard des choses nécessaires au corps, que Matthieu a placée dans le discours sur la montagne. L'instruction se résume dans un appel que Tévangéliste aura conçu pour amener Texhortation à l'aumône et la parole concernant le trésor impérissable. A ridée de ce trésor au ciel se rattache une exhortation à la vigilance en prévision du grand avènement, où Luc exploite la parabole des Vierges et celle du Serviteur qui veille en attendant son maître *, puis reproduit la comparaison concernant les bons et les mauvais serviteurs 2, d*où Ton passe aux divisions occasionnées parFEvangile^, puis aux signes du temps* et à la parabole du Débiteur et du créancier ^.
Cette parabole a poui objet d'inculquer Tobligation indispensable d'une prompte pénitence, si l'on ne veut s'exposer à un jugement sans recours et sans merci. Les exemples historiques allégués ensuite par le Sauveur, et la parabole du Figuier tendent au même but ; c'est pourquoi l'évangéliste les a placés en cet endroit. Mais il est possible que l'intérêt principal de ces récits ait été pour lui dans la prévision du châtiment d'Israël.
Luc, XIII, 1. Et quelques-uns vinrent, en ce même temps, lui parler des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec leurs sacrifices. '2, Et répondant, il leur dit : « Pensez-vous que ces Galiléens fussent les plus grands pécheurs de tous les Galiléens, parce qu'ils ont subi cela? 3.