Ex. XX, 40; Deux, v
4. ôfç (cf. J. Weiss, Lk, 513; Wellhausen, Le. 78) dont on aurait fait uioç et Svo<. Dans Mt. xii, 11, passage tout à fait parallèle, il est question de (( brebis », Tcpd^aTov. Cf. n. 1.
5. Comme c'est le cas dans xii, 15. L'idée de xiv, 5 est la même que celle deMT.xii, 11 ;I, 518.
Cette remarque et la suivante, adressée au maître de la maison, nous semblent un. peu étranges; mais il faut croire que cette liberté de langage était admise ; en tout cas, le narrateur la jugeait naturelle. Les introductions particulières ont dû être conçues par Févangéliste lui-même *, en vue des sentences, que la tradition avait gardées, comme la parabole du Festin, sans en retenir l'occasion. Le nom de parabole doit être attribué par Luc à la première sentence pour Tapplication qu'il en veut faire aux conditions du royaume céleste ; mais les sentences étaient de simples conseils, à prendre tels qu'ils étaient donnés, non des paraboles ^. La destination de la première était suggérée par ce qu'on lit ailleurs des pharisiens 3, et celle de la seconde par son objet même, puisqu'elle concerne les gens qui donnent des repas.
Le festin nuptial paraît être choisi comme exemple de grand repas, où il y a beaucoup d'invités, et où l'on peut être humilié ou honoré devant quantité de personnes ^. En pareille circonstance, il faut éviter de se mettre au premier rang, parce qu'il pourrait se rencontrer quelqu'un de plus digne auquel on devrait céder sa place : désagréable mésaventure devant une compagnie nombreuse. Les convives sont supposés arriver les premiers dans la salle du festin, et se placer eux-mêmes ; un personnage respectable, arrivant après les autres, se trouve obligé de rester au bas bout de la table ; le biaitre vient quand tout le monde est installé ; pour ne pas déranger tous les invités en mettant le plus digne à l'endroit qui lui convient, il fait passer au dernier rang celui qui s'était adjugé la place d'honneur. Il est donc plus sage de prendre la dernière place : là du moins on n'a d'autre chance à courir que celle de voir l'hôte vous dire que vous êtes trop modeste, et vous prier de monter plus haut ^.
Bien que cette exhortation ne soit pas allégorique et qu'on ne doive pas substituer le royaume des cieux au festin de noces, la conclusion : « Quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque