‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 220 sur 733 · Le. XXII · texte numérisé non relu

Le. XXII

2. V. 24. 6Y£veTo 5è xal çiXovcixta Iv autoîç tô ti; aOioiv Boxeï glvai (D. t6 tiç av eti)) {lefl^wv. Il est arbitraire de sous-entendre : « aux yeux de Jésus » (B. Wbiss, Lk. 696), et on ne doit pas traduire ôoxet par « qui avait Tair » (Bleek, ibid.) Cf. supr, p. 239, n. 2. La présence de ce mot s'explique par oî 8oxo0vt£ç apygiv (Me. 42), qui était sans doute dans la source, et que Luc a remplacé par oi PaaiXcîç.

3. V. 15. ol pajiXetç twv IOvwv xupieuouatv auTtov. Cf. n. 2.

4. x«i oi sÇouatàÇovTÊç auTwv (Ss. ajoute : « et qui font bien ») eùcoYetai xaXouvtai.

l'avenir du fils de l'homme 243 j

ni pouvoir dominateur ni titres pompeux. Ils suivront l'exemple de ^

leur Maître, qui a mis sa grandeur au service de leur petitesse. J

Le plus jeune s'oppose au plus grand, et s'identifie au servant ^, parce que, selon la coutume juive, suivie plus tard dans la communauté chrétienne ^, les fonctions de présidence et la préséance sont réservées aux anciens, et les fonctions de service aux jeunes gens. L'Évangile ne connaît que des services. Jésus le fait entendre en rappelant à ses disciples qu'il s'est toujours comporté au milieu d'eux et envers eux comme étant leur serviteur ^, Le discours ne contient aucime allusion à la circonstance du repas pascal ni au lavement des pieds ^, que Jean ^ a bien plutôt conçu d'après ce passage. Il ne vise pas non plus directement la mission de Jésus, et moins encore sa mort, considérées comme service du salut, pour signifier que la vraie grandeur est dans un tel service, bien que Marc ait voulu Tentendre ainsi. La forme de la sentence dans Luc a un cachet primitif de vérité morale, qui fait ressortir le caractère spéculatif et théologique de l'interprétation que Marc en a tirée. Matthieu s'en inspire en un autre endroit ^, et a dû, par

1. V. 26. 6(1615 5^ ou'/^ oGtwç, aXX* ô (xeiÇtov èv Ofxiv ^evi^Oto w; ô vscoTspoç (D, mss, lai. Ss. Se. (xixpoTepo;; on n'a pas besoin de supposer avec B. Weiss, Lk. 638, que D n'a pas compris le sens de vetorepo;, terme plus recherché, qui peut avoir été suggéré par Tusage chrétien), xal ô TjyoujAsvo; <j>ç ô 5iaxovûv (D, 8t4xovoç).

2. Cf. AcT. V, 6, 10, où les « jeunes gens » apparaissent comme précurseurs des « diacres » proprement dits (IIoltzmann, 411).

3. V. 27.Tt; yàp (xei^wv, ô àvaxEifi£voç rj ô BiaxovoSv ',oùyi\ 6 àv(zxs((jL€vo( ; l^co 86 Iv (lijw Gjiwv 6ÎU.I <î>; ô ^laxov'Sv. D (Se.) lit d'abord, complétant le v. 26 : {xaXXov t] à ivaxfetjuvoç; puis : 27. rt; yap |i£iÇfov, ô à. r, 6 $. ; o. 6 à.; (plusieurs mss. lat. : « in gentibus quidem qui recumbit, in vobis autem non sic, sed qui ministrat », ce qui a Tair d'une paraphrase maladroite ; chez les Juifs aussi le « servi » était censé plus grand que. le « servant ») i^ù) ydp ev |xiaco 6|x(5v tjXOov oOx o>ç ô «vax6i{Uvoç, àXX*d>; 6 ôiaxovwv, 28. xal 0(X6{ç t)ÙÇt)071t6 âv Trj Biaxovîa {xou cî>; ô Staxovtov, oi $ta{x£|i6VT|xoTeç xtX. Le v. 28 se trouve mieux amené, mais D n'en semble pas moins secondaire et glosé : la fin du v. 26 est considérablement alourdie; ^XOov s'accorde mal avec le contexte, étant un verbe de mouvement, et vient de Me. 45; le début du v. 28 manque de naturel; on y reconnaît l'esprit et le langage du glossateur de Mt. 28, supr, p. 240, n. 4, On.

4. Plusieurs commentateurs ap, B Weiss, loc, cit. Le verbe eîtxi marque un état, non une action particulière.

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