Me. XIII
5. ijirjv Xifts» Ojjlîv oti «lai'v tive; oiSe Tôiv éoTTjXÔttov oiiivc; où jxtj Ysûatovtai Gavoîtou <cf. Jn. VIII, 52; IlÉBR. II, 9) sm; fiv TBtoaiv tTiv pajiXeiav toiS 6toO fiXTjXuOuîav âv Suvajat. On ne veut pas dire que les disciples mourront après avoir vu, mais qu'ils ne sei*ontpas morts quand viendra le royaume, et qu'ils le verront arriver.
place la confession de Pierre, ait présenté sa mort comme la condition indispensable de Tavènement du royaume. Il est à croire plutôt que l'assertion a eu un caractère absolu : « Ceux qui sont ici ne mourront pas. » Mais plusieurs apôtres étaient déjà morts quand le texte reçut sa forme actuelle.
« Le royaume de Dieu venant en puissance « ne peut être que la manifestation glorieuse du Messie. C'est pourquoi Matthieu dit : « avant qu'ils voient le Fils de Thomme venant dans sa royauté * ». La formule plus simple de Luc : « avant qu'ils voient le royaume de Dieu ^ », si on la considère en elle-même, signifie la même chose, bien que Tévangéliste, qui avait conscience des difficultés que soulevait l'assertion du Sauveur, interprétée comme une prédiction rigoureuse, ait pu corriger Marc. Peut-être n'a-t-il fait que suivre la source de celui-ci. Jésus ne connaissait qu'un avènement, auquel son ministère était immédiatement subordonné. Si l'addition de Marc : « venant en puissance », est primitive, elle indique la forme de l'avènement, et ne se réfère pas à un autre avènement qui serait sans puissance; mais ce pourrait être aussi bien, et plutôt, ime expression paulinienne ^, adoptée par l'évangéliste pour caractériser la manifestation finale du royaume par rapport à son commencement dans rÉvangile ou dans l'Eglise.
Les efforts des interprètes pour limiter la prophétie au miracle de la transfiguration, qui va être raconté, ou à la résurrection du Christ, à la fondation de l'Eglise, à la ruine de Jérusalem ^, échouent devant l'extraordinaire lucidité du texte évangélique : la transfiguration du Christ n'est pas son avènement ni l'avènement du royaume, et ce ne serait pas merveille que les apôtres vécussent encore pour être témoins d'un fait qui devait arriver dans quelques jours; la résurrection de Jésus, la naissance de l'Église, le jugement de Dieu sur Jérusalem sont aussi tout autre chose que la venue du Christ dans son royaume. L'assertion de Jésus était des plus claires, et l'on sait comment les disciples l'ont comprise.
1. ewç av tôfogiv tÔv uîôv toî> iv6p(o;rou lp-/o[uyoy Iv xrj paaiXeia auTo5. Noter la substitution du règne du Messie au règne de Dieu. Plus haut, p. 9, le Christ de Matthieu a dit aussi , « mon église ».