‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 231 sur 733 · Lév. V · texte numérisé non relu

Lév. V

4. Le V. 9 se rattache plus ou moins naturellement au v. 8, tandis que le V. 10 est en rappport avec le v. 7.

5. Étant donné ce qui suit, 6l7:£v Se Tupoç aù-ôv 6 'Iriaou; (v. 9) ne i>eut pas signifler : « Jésus lui dit », mais : « Jésus dit à son sujet » (cf. xviii, 9). L'équivoque résulte de la confusion qui existe depuis le v. 7. La déclaration du v. 9 serait plus naturellement adressée à Zachée ; mais, à cause du v. 10, qui concerne les malveillants du v. 7, tout le discours est pour ceux-ci.

6. OTJaEpov «jùjTrjpîa tw oVxoj tojto» ê^svêto, xaSoTi xat «ùrô; vlo; 'APpaaji. IffTtv. Cf. Rom. IV, 1-24; Gal. m. 9.

pour sauver les pécheurs qui consentent à faire pénitence ^ ? L'unité de tous ces propos se fait dans le sens allégorique du tableau. La première partie du discours ne tend pas à justifier Jésus d'être entré chez un publicain, comme si le Christ voulait dire qu'il avait bien le droit d'entrer chez un juif, et qu'il ne serait pas entré chez un païen *. Une telle interprétation ne répond pas mieux à la teneur du texte qu'à Tesprit de l'évangéliste.

Les interprètes se sont demandé si Zachée était ou non juif d'origine. Son nom ne prouve pas qu'il fût israélite. D'autre part, la réflexion du Sauveur ne suppose pas nécessairement que Zachée ait été fils d'Abraham selon l'esprit, et non selon la chair. La question peut donc sembler indécise. Mais il est au moins probable que Luc, en racontant l'histoire du publicain pénitent, a songé au salut des Gentils. Peut-être serait-il un peu risqué de voir dans Zachée sur .son arbre la figure de la Gentilité croyante, greffée sur le tronc d'Israël ^ ; mais, étant donné l'esprit de l'évangéliste, tout porte à croire que Zachée et sa maison représentent les Gentils à qui le salut arrive, et que ce nouveau fils d'Abraham fait pendant à la fille d'Abraham, dont Luc a parlé plus haut ^, et qui, représentant l'Israël croyant, a été guérie dans la synagogue. Si Jésus s'en tient aune déclaration analogue à celle qu'il a faite à propos de Lévi, c'est que l'évangéliste ne veut pas briser la perspective de l'histoire ; mais dans « ce qui est perdu » il entend les Gentils, bien plus que « les brebis égarées de la maison d'Israël ^ ».

1. V. 10. ^XOêv yàp ô o'ô; tou àvOpeortou (l'emploi de cette formule peut être un indice de rédaction secondaire) î^riTfi<Tai xal awaai tô àizoXwXoç. D'après xv, 1-7, et peut-être avec rarrière-pensée de corriger Mt. x, 6 ; xv, 24.

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