xu, 14. Voir QÉ
8. V. 2. «OpTJffÊTe ôvov SeÔejx^vtiv xoil TCtoXov [xei* aur^ç. Cf. Me. 2. E&pTJJCTe ;:tî>Xov ôi8i(xivov.
Évangile aura fait intervenir deux animaux dans le récit parce qu'il avait cru en trouver deux dans la prophétie de Zacharie, distinguant « Tâne » de « Tânon », quoique le prophète n'ait eu en vue qu'un seul animal, désigné deux fois, à cause du parallélisme, sous des termes à peu près synonymes. Une seule monture était nécessaire. L'évangéliste, en ayant amené deux, n'hésite pas à dire que les disciples couvrirent de leurs manteaux Tânesse et Tânon. Mais à quoi bon caparaçonner l'animal qui ne servait pas ? Il va même jusqu'à dire que Jésus s'assit sur les deux bêtes, ce qui est matériellement impossible *. Ayant ajouté l'ânesse à l'ànon pour un meilleur équilibre de la prophétie et de son accomplissement, Matthieu aura ensuite rapporté aux deux animaux ce que Marc disait de l'ânon seul. Le procédé littéraire est le même que pour les deux possédés de Gadara, et les deux aveugles de Jéricho. Les deux ânes se conduisent comme s'ils n'étaient qu'un, de même que plus haut les deux possédés et les deux aveugles, et pour le même motif : parce que le doublement est le fait du rédacteur.
La majeure partie du texte prophétique ^ est empruntée à Zacharie, plutôt d'après l'hébreu ^ que d'après les Septante *. La formule d'introduction : « Dites à la fille de Sion », vient d'Isaïe^;
i, V. 7. £7:£X(£0i(jfv Izavco diuxâv ne se rapporte pas aux vêtements, mais aux bêtes ; d*ailleurs Matthieu a dit d'abord qu'on avait étendu les vêtements sur les deux animaux. D (Ss.), iTcavw aùtou : sur un ànon qui n'était pas encore séparé de sa mère !