Zach. IX, 9. « Sois en grande allégresse, fille de Sion
Pousse des cris de joie, fîUe de Jérusalem : Voici ton roi qui t'arrive ; Il est juste et victorieux, Humble et montant un âne, Et un poulain d'ânesse. »
4. xaîpi açoÔpa, OuyaTep SioSv X7[pu(j(j6, 6yY«Tip 'hpouaaXTÎp,* î$où 6 PaaiXsijç aou ep/^Etai aot ^Uaioç xal vco^cov,
auTo^ TZpottç xal i:cipepT|xojç liz\ (jKO^û'^ioy xal TctoXov viov (Svou ?).
5. Lxii, 11 : « Dites à la fille de Sion : Voici que vient ton salut » (LXX. îôoù 6 awtrfp aoi napayi^ovty) .
elle paraît avoir été substituée, peut-être par inadvertance, et sans intention particulière, aux paroles analogues de Zacharie ^ : « Réjouis-toi beaucoup, fille de Sion. » Le prophète décrit le roi messianique sous les traits d'un prince pieux et doux, ami de la paix. De là vient qu'il lui donne un âne pour monture. Ce trait symbolique est considéré par l'évangéliste comme une prédiction littérale. Jésus vient réaliser Tidéal du prince pacifique, annoncé par Zacharie à la fille de Sion.
Cependant les deux disciples, étant allés au bourg, trouvent, en effet, un ânon attaché devant une porte, sur la route 2, et ils se mettent en devoir de Temmener. Les assistants, c'est-à-dire les gens de la maison, comme Ta compris Luc, leur demandent pourquoi ils veulent prendre Tanimal. Ils donnent la réponse que Jésus leur avait dictée, et on les laisse faire. Matthieu se contente de dire que les disciples exécutèrent les instructions du Sauveur ^ : comme il vient de montrer que l'incident réalise une prophétie de rÉcriture, il est moins préoccupé de faire valoir en prédiction ce que Jésus luimême a dit quand il a envoyé les deux disciples. Dès que ceux-c^ rejoignent la troupe, à l'endroit où elle s'était arrêtée, on fait à Tâne une sorte de caparaçon avec des manteaux ; puis Jésus monte dessus, et le cortège se remet en marche ^. A cet instant, le voyage prend le caractère d'un triomphe. Ceux qui accompagnaient Jésus étendent leurs manteaux devant lui sur le chemin où il doit passer '^.
1. L'acclamation messianique de Me. 9-10, doit être en rapport avec le début de la prophétie, bien qu'on ne le cite pas ; de même la mention du mont des Oliviers, au commencement du récit, paraît viser Zach. xiv, 4 (cf. Le. xxiv, 50; AcT. I, 12; JosÈPHE, Bell, II, 62; Anl. XX, 169).
2. Me. 4. Eupov ràiÀov SeSeuiivov 7:poç 6upav ëÇw Ità to3 «[x^oSoj. Il semble que àjjLçoSov désigne la voie publique (cf. Jér. xvii, 27 ; xlix, 27; Act. xix, 28, D), non un chemin particulier conduisant à la maison (B. Weiss, 175). Trait suspect. Marc n'aurait-il pas écrit, et Justin (cf. supr. p. 262, n. 6) n'aurait-il pas lu encore 7.u.ziXo\) ? Le. 32, ejoov xaôfo; sItcev aÙToiç, efface ces détails.
3. V. 6. roiTjaavTsç y.aOco; ouviia^sv oljtoi; ô 'Itjaouç 7. rj^a^ov ttjv Ôvov xal tÔv
4. Me. 7. xalçEpojjtv (AD etc. Tjyayov, d'après Mt. 6, et Le. 35) tÔv ::<oXov izpàç tÔv 'Ir,ao5v, xai STwtpaXXougiv aùifo ta îfjLana aùtwv, xal èxiOuev (Ss. : «et il le firent asseoir » ; N, IxdÔiaav) £T:'ajtov. Mt. 7. xai âriÔTjxav ïk* aàtrôv tol iixaria, xat e;c£xâ6iaev (^<, £X3c6iaav; L, £7i£xdt6ri7av. Vg. « sedere fecerunt » ; D, £x<3tOr,To) Inavfo aùiwv. Le. 35. xai rJyaYOv aùxôv Tipôç tÔv 'Ir^aoCîv, xai £;:ipi''|avT£ç autwv xà lutatia £7:1 tovjtcôXov izi^f^xia^ TÔv 'Itijouv. L'idée primitive paraît être : « et ils le firent asseoir ».