‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 27 sur 733 · VI, 12; I · texte numérisé non relu

VI, 12; I

Luc à rédification morale, par raccentuation des apparences historiques. Mais rindication vague : « sur une haute montagne * », convient mieux au caractère idéal du récit. Dans Matthieu, cette montagne fait songer à celle de la tentation 2 ; seulement Jésus n*est pas sur la hauteur avec Timage obsédante des gloires terrestres ; il y est avec la pensée de sa mort prochaine, et dans Téclat anticipé de son triomphe éternel, en sorte que la montagne de la tentation devient celle de la résurrection ^. Si l'on prend à la lettre toutes les données de Marc, la montagne de la transfiguration devra être cherchée dans la région de Césarée, que Jésus ne quittera que plus tard * ; la scène serait localisée sur quelque sommet du mont Hermon, au nord de Césarée. Mais celui qui a raconté la transfiguration n'est pas le vieux traditionniste qui a conduit Jésus à Césarée, et qui le ramènera à Capharnaûm ; c'est l'apologiste qui a rédigé la prophétie de la passion, laquelle n'est fixée ni dans l'espace ni dans le temps ; la transfiguration a eu lieu six jours après la prophétie, et sur ime montagne où Jésus s'est rendu, après sa prédiction, avec trois disciples ; le point de départ du voyage et de la période manquant de réalité, il est superflu d'en chercher le terme. Matthieu ne mentionnera pas le retour en Galilée ^ ; peut-être a-t-il voulu faire entendre que la montagne de la transfiguration était dans cette contrée, et non dans la région païenne de Césarée, ou bien a-t-il pensé qu'il ne fallait pas plus identifier cette montagne que celle de la tentation* Une tradition longtemps acceptée dans l'Eglise *»met la transfiguration' sur'le Thabor 7.

Pendant que Jésus était avec les disciples sur la montagne, il leur apparut tout changé ^. On dirait, d'après Marc et Matthieu,

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