‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 28 sur 733 · Attestée par Origène, Cyrille de Jérusalem, Jérôme, etc · texte numérisé non relu

Attestée par Origène, Cyrille de Jérusalem, Jérôme, etc

7. Peut-être parce que le Thabor était dans la tradition une montagne sainte. Le Thabor est mentionné dans une citation de TÉvangile des Hébreux (faite par Origène et s. Jérôme) 011 il est dit que l'Esprit Saint transporta Jésus par un de ses cheveux sur la grande montagne Thabor. Les uns attribuent ce passage au récit de la tentation (cf. I, 414-il5, 421), d'autres à celui de la transfiguration. Mais cette derniè;'e hypothèse n'est pas vraisemblable.

8. Me. 3 (Mt. 2). xal jxETajxop^toOyj earpo^OEv aùrôîv. Cf. II Cor. m, 18.

qu'il n'y fût venu que pour cela. Luc a senti TinsuiRsance de cette mise en scène, si l'on considère le fait comme réel, au lieu d'en voir seulement le sens. C'est pourquoi il dit que Jésus était allé sur la montagne pour prier; on doit même supposer que le Sauveur passe la nuit en prière, et que la transfiguration se produit pendant une oraison '. Ainsi la transfiguration fait, d'un côté, pendant au tableau <lu baptême, pour le compléter, et de Vautre, au tableau de Gethsémani pour le corriger. Les deux autres évangélistes ne s'étaient pas demandé si le miracle avait eu lieu de jour ou de nuit, ils avaient supposé, sans autre réflexion, que c'était de jour, et que la des- <îente de la montagne s'était elîectuée avant le soir. Luc, influencé par d'autres scènes, a réfléchi que la nuit convenait mieux, et il fera descendre Jésus le lendemain du miracle, la nuit de la transfiguration appartenant à la veille de la descente. Le visage du Christ brillait d'un éclat comparable à celui du soleil, que l'œil ne peut fixer *, et ses vêtements, comme le costume des êtres célestes ''\ étaient d'ime blancheur pareille à celle de la neige *, ou de la pure lumière du jour, ou de l'éclair. La comparaison de Marc : << comme nul foulon sur la terre ne peut blanchir^ », aura paru trop vulgaire aux deux autres évangélistes, ou bien ils ne l'auront pas trouvée dans leur source.

Jésus n'était pas seul dans la gloire de son futur avènement. Dans le rayonnement de sa splendeur, et brillant eux-mêmes d'un ^clat surnaturel, apparaissaient Moïse et Élie^. Les deux plus grandes figures de l'Ancien Testament s'inclinaient devant le P'ils de l'homme; la Loi et la Prophétie rendaient hommage à l'Evangile "; en ce seul trait, un croyant de génie a peint l'économie pro-

1. V. 29. xal E^cVCTo iv toi TîpoaiuyETÔat auTOv tô sîBo; tou rpoaconoy auTOj iTSprjv. Cf. ni, 21; I, 410-411.

2. Mt. 2; cf. XIII, 43. Comparer le rayonnement du visage de Moïse, Ex. XXXIV, 29-35 (II Cor. mi, 7).

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