‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 283 sur 733 · XXI, 11 ; fupr, p · texte numérisé non relu

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de ceux qui accompagnaient le Sauveur entrant à Jérusalem. Il n'est pas question maintenant du départ des auditeurs, parce ijue Matthieu veut leur faire adresser encore la parabole du Festin ; mais il se souviendra de ce détail au commencement de Tanecdote suivante * : « Alors les pharisiens, s'en étant allés^ tinrent conseil. » Luc, transformant en incident particulier (es machinations des prêtres et des scribes contre Jésus, dit qu'ils « cherchèrent à mettre la main sur lui à Theure même 2 », et il efface la mention de leur départ ^.

Faut-il maintenant considérer comme un document authentique de la prédication hiérosoly mitaine cette allégorie des Vignerons, qui parait avoir été présentée, à un moment donné, comme le dernier discours public de Jésus? Sans doute Tallégorie et la citation prophétiqUv^ qui la complète appartiennent à une tradition ancienne, antérieure à la rédaction définitive de nos Evangiles : elles ne sont pas, pour cela, garanties comme paroles du Christ. Le récit n'est pas une vraie parabole, mais une allégorie ; il n'est consistant que dans le sens spirituel, et serait invraisemblable d'un bout à l'autre, si on voulait le prendre à la lettre ^. Ce peut être un enseignement à méditer, ce n'était pas un discours à faire. On chercherait vainement à en dégager une parabole, en éliminant les éléments allégoriques, attendu qu'il ne resterait plus rien ; ou en affirmant la priorité relative du récit de Luc sur celui de Marc ^, attendu que cette priorité n'est point établie, et que l'allégorie subsiste dans le récit, abrégé et corrigé, du troisième Évangile. La prophétie est inséparable de la parabole ; les deux réunies constituent comme une philosophie générale de l'histoire israélite, en tant que cette histoire a son point culminant et décisif dans le ministère et la mort de Jésus- Christ. Jésus aurait pu exceptionnellement prêcher en allégorie, et il a cité, en d'autres occasions, des textes prophétiques. Mais, dans le cas présent, la citation se comprend beaucoup mieux comme argument des premiers chrétiens contre les Juifs, que dans la bouche de

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