‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 296 sur 733 · xviii, 9 (cf. XVI, 15); supr. p · texte numérisé non relu

xviii, 9 (cf. XVI, 15); supr. p

2. Dans le préambule de la parabole supr. cil., il parle aussi de u certaines personnes >> ; le rapport de xx, 21 avec xviii, 9, n'est donc pas à nier(B. Weiss, 604), sous prétexte que xx, 21 concerne des particuliers.

3. « La voie de Dieu », la vraie religion, est la conduite que Dieu prescrit. Cf. Ps. XXIV, 4 ; Job, xxiii, 11 ; et Mt. xxi, 32 ; supr. p. 300, n. 6.

4. Me. 14. IÇêanv ôouvai xfjvaov Kaivapi ^ ou ; dojjxrjv rj jjltj 8ro(xev ; D, mss. lat. omettent 8. ^ jx. 8. Ss. omet t[ oîJ; 8(u|X£v. La dernière interrogation marque le caractère pratique du problème. Mt. 17 Tomet, n^ayant peut-être pas saisi celte nuance, et, par une sorte de compensation, écrit d'abord ; eijcôv oîiv f,jiîv (omis dans D, Ss. mss. lat.), tî aoi 8oxc?; Le. 22, Fomet aussi, mais signifie l'importance de la question pour les interrogateurs, en ajoutant le pronom : eÇeoTiv ^|iaç Kaiaapt çopov (mot grec substitué au latin x^vaov) 8ouvai^ o3;

rôle de Messie, et même Tespérance du prochain règne de Dieu. Il allait, croyaient-ils, déclarer qu'un bon Juif ne devait pas payer le tribut à un prince infidèle. Cette réponse donnée, ses ennemis n'auraient eu qu'à la transmettre au gouverneur pour que l'arrestation de Jésus, que les membres du sanhédrin n'osaient exécuter eux-mêmes, se fît par le moyen de la police romaine. Que si Jésus reconnaissait l'obligation du tribut, il se perdait dans l'opinion publique.

Ce plan est déjoué par la réponse que le Sauveur fait sans hésiter. Après avoir signifié aux questionneurs qu'il n'est pas dupe de leur mauvaise foi ', il demande qu'on lui montre un denier *^, une pièce de la monnaie qui avait cours dans le pays. Le rédacteur du premier Evangile remplace le mot « denier » par « la monnaie du tribut ^ », pour expliquer à quelle intention Jésus demandait qu'on lui fît voir la pièce de monnaie. Le tribut qu'il a eu en vue est celui qui pesait sur tout le monde, l'impôt de la capitation, dont le montant se trouve en rapport avec la valeur de la monnaie que la Sauveur se fait montrer. La monnaie romaine était employée par les Juifs euxmêmes dans l'usage commun, et elle était frappée à l'effigie de l'empereur. Les gens qui s'en servaient tous les jours ne devaient pas se faire scrupule de la rendre à celui qui l'avait mise en circulation.

Le Sauveur les oblige à dire eux-mêmes que la figure, avec la légende que porte la monnaie, représente l'empereur ^. Qu'on restitue à César ce qui vient de lui. Mais la réponse de Jésus va plus loin que la question posée. En ajoutant qu'on doit rendre à Dieu ce qui lui appartient ^, il donne à entendre que la soumission politique,

\. Me. 15. Il (x€ jreioiÇETs ; Mt. 18, ajoute GTcoxpiiaî, ce qui rend le discours violent. L'évangéliste s'inspire de xxiii, 13, 15, 23, 25, 27, 29. Il est amené è écrire d'abord : yvoùç 8è ô I. ttiv jrovyipi'av aOxâv, au lieu de Me. : 6 Bs eiôco; aùroiv TTjv u7:oxpi9tv. Le. 23, dit : xaravoij^x; 8s aùroiv ttjv JcavoupYiav, et ne met dans le discours aucune allusion au mauvais procédé des pharisiens.

2. Me. çcpeti jioi 8r)vdtpiov iva Tôw. Le. 24. ôeiÇaTî jjloi 8r)vàpiov. Wellhausen, Me, 101, conclut de cette demande que Jésus n'avait pas d'argent sur lui.

Page 1