LA RÉSURRECTION DES MORTS
Dieu de Jacob. » 27. Il n'est pas pas Dieu de morts, mais de vivants ; Dieu de morts, mais de vivants, car tous sont viva its pour lui.» Vous êtes dans une grande erreur. »
La question des sadducéens ne paraît pas avoir d'autre but que d'embarrasser le Sauveur, et de diminuer son crédit auprès de la foule. L'idée de la résurrection était associée à Tespérance du royaume céleste, et les interrogateurs de Jésus n'ignoraient pas que le nouveau prédicateur du royaume partageait sur ce point la croyance populaire. Les sadducéens n'admettaient pas l'immortalité ni la résurrection ^ Si les évangélistes en font ici la remarque, c est pour expliquer la portée de la question posée. L'histoire qu'on vient raconter au Christ est une fiction où se sent l'esprit d'école : c'est un cas imaginé pour servir d'argument contre la thèse à combattre ^. On y trouve présentée d'une manière assez piquante une objection vulgaire que les adversaires de la résurrection ne soulevaient certainement pas pour la première fois. La Loi intervient pour donner la sanction de la plus parfaite légitimité aux sept mariages successifs de la femme qui va être mise en scène, et qui, le jour de la résurrection, se trouvera en face de sept maris, ayant tous les sept le même droit sur elle. Si Moïse et la Loi avaient pensé à la résurrection, ils se seraient bien gardés de créer pareille anomalie. La citation du Deutéronome •* ne procède pas des Septante, mais plutôt du texte original, dont elle exprime librement le sens. En posant leur cas, les sadducéens évitent de nier que les morts ressuscitent ; ils paraissent demander l'explication d'une difficulté. Mais le fond de leur pensée se laisse deviner, et l'on voit bien qu'ils veulent ridiculiser Tidée même de la résurrection.
Jésus trouve que le discours des sadducéens démontre simplement qu'ils ne savent pas de quoi ils parlent^, et il écarte la double