‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 302 sur 733 · Cf. AcT. XXIII · texte numérisé non relu

Cf. AcT. XXIII

2. Mt. 25, ^aav 8è îiap' fjaiv ézTà àÔsXpoi, ne paraphase pas heureusement Me. 20, kTzzk àÔÊÀçol îj^av. Ss. lit Le. 3i : « Le troisième Tépousa, et ainsi de suite tous les sept Tépousèrent, et ils moururent sans laisser d'enfants. »

3. XXV, 5-6. Cf. Gen. XXXVIII, 8, qui a influencé surtout la rédaction de Matthieu. Dans Mt. 24, Ss. omet le dernier membre de phrase : xal àvaaTTJaet xtX.

4. Mt. 29. irXavaffOs arj eîôoreç xiX. remplace par une affirmation un peu brutale rinterrogation de Me. 24 : ou Sià touto TcXavàaOe xtX. « Ce que vous dites ne prouverait-il pas Terreur où vous êtes » etc. Préambule omis dans Luc comme superflu. Me. 27, roXù TiXaviaOe (cf. Rom. m, 2) répond au v. 24. Holtzmann, 165, soupçonne le rapport avec I Cor. xv, 33, de n'être pas fortuit.

objection qui lui est faite, en y opposant deux négations : il n'est pas vrai que la doctrine de la résurrection aboutisse à des conséquences absurdes ; il n'est pas vrai que la Loi soit conçue en dehors de cette doctrine, ou qu'elle la contredise. L'absurdité que les sadducéens croient trouver dans Tidée de la résurrection provient de Timagination erronée qu'ils se sont faite touchant Tétat des ressuscites. La fin du mariage, qui est la reproduction de la race humaine, ne subsiste pas dans le royaume des cieux, où les individus sont désormais assurés de l'immortalité. Par conséquent, le mariage luimême n a plus de raison d'être. Il n y aura pas plus de mariage entre les ressuscites qu'il n'y en a entre les anges. Ce ne sont pas les méchants que l'on comparerait aux anges du ciel : Jésus n'a donc en vue que la résurrection des justes.

La différence de sexe subsistera-t-elle ou non chez les ressuscites ? C'est là une question curieuse et en dehors du sujet qui est ici traité. De même, l'idée que les anges auraient un corps spirituel, puisqu'on les compare aux ressuscites, qui ne sont certainement pas conçus comme de purs esprits. Mais la comparaison ne porte pas sur la nature des anges et sur celle des ressuscites, elle vise l'état des uns et des autres par rapport au mariage, et la félicité complète dont ils jouiront. Le discours paraît conçu d'ailleurs conformément à la théologie du livre d'Hénoch *, et n'implique en aucune façon l'absolue spiritualité des anges.

On se fait une idée trop basse et insuffisante delà puissance divine, si l'on croit que Dieu ne pourrait pas ressusciter les morts sans leur rendre un corps en tout semblable à celui qu'ils ont eu, avec les mêmes besoins, les mêmes appétits, les mêmes infirmités. La vie des ressuscites ne sera pas une simple restauration de la vie présente, mais une vie nouvelle et bien plus haute que celle-ci^. 11 ne faut donc pas raisonner sur ce qui se passe actuellement, comme si les choses devaient être organisées de la même façon dans la vie future .

Quant à l'objection tirée des Ecritures, elle n'est pas mieux fondée que la première. Au lieu de supposer qu'il n'y a pas d'immortalité ni de résurrection, la Loi enseigne l'une et l'autre. Jésus le

1. XV, 4-7. HoLTZMANN, loc. cU. Voir Martin, Le livre d'Ilénoch^ introd. xxvi-xxxi.

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