JosÈPHE, Bell. jud. IV
6. B. Weiss, E. 436. Dans Mr. 35, ov âçovsjjate résulte du discours direct et s'applique aux Juifs en général. Cf. Le. 51. Za/aotou tou ût::oXo|iivou.
7. V. 36.a[jLTjv Xi^tii Ojjliv, f^Çei rauxa Tcivia sjîi ttjv ygvcûiv TauiYiv.
Mais Luc ^ ne Ta pas. La répétition de la menace devait faire partie de la citation ; elle corrobore ce qui vient d'être dit, et prépare l'apostrophe à Jérusalem. Dans ces conditions, le caractère apocalyptique de la source n'est pas douteux.
On a voulu voir dans la parole : « Combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants ^I » une allusion directe aux nombreux séjours que le Sauveur aurait faits à Jérusalem pour y prêcher. Si Fauteur du quatrième Évangile a lu ce passage des Synoptiques, il a pu Tentendre en ce sens; mais ce n'est pas le sens naturel du discours. La comparaison de l'oiseau^ (il n'est pas autrement certain que ce soit une poule) qui rassemble ses petits sous ses ailes, convient à Dieu*, non à Jésus. Les enfants de Jérusalem sont beaucoup moins les habitants de la ville que tous les Juifs dont Jérusalem est la patrie religieuse-'. Les tentatives qui ont été faites pour les réunir, les ramener à la loi de leur vocation, ne sont pas les visites du Christ, mais l'envoi successif des prophètes qui ont été massacrés. Car l'apostrophe à Jérusalem est dans le rapport le plus étroit avec le morceau précédent. En réalité, « les prophètes, les sages, les scribes » ont déjà été envoyés ; ils ont été tués et lapidés; c'est cette série de meurtres, connus par la légende ^ bien plus que par l'Ecriture '^, qui va être punie; elle constitue le crime de Jérusalem ^, parce que c'est le crime du peuple juif. L'incrédulité de la nation élue va la perdre, parce que Dieu, irrité d'une s longue ingratitude, va quitter son séjour, la cité dont il était roi, et l'abandonner à ses ennemis '^. L'adaptation de cette menace à la situation de Jésus se fait par la citation et par les retouches déjà
1. V. 51. vai Xi-^tti u{jLtv, èxî^TjGTJaÊTat àizo iriç yeveàç xauxTiç.
2. Mt. 37. jcoaixiç rfiiXr\fj(t èizi'j\j'9CtyaL^ziv (Le, xiii, 34. £;riauv3iÇai) ta xixva aou. Il n'est pas sans intérêt de noter que la forme hébraïque 'hpoudaXtîfjLne se trouve qu'en cet endroit de Matthieu; partout ailleurs on a 'hpoaoXujjLa, qui est aussi ordinaire dans Marc. Luc écrit communément *IepouaaXT[(ji.