rioLTZMANN (après Wieseler
risiens fait presque double emploi avec le discours apocalyptique qui le suit maintenant dans Matthieu. On peut croire que, dans la source d'où il provient, il terminait la prédication du Christ et introduisait la passion.
Rien de moins naturel, même après toutes les retouches et le recul de la prophétie dans Tavant-dernière malédiction, que la notice annexée au discours dans le troisième Evangile :
Luc, XI, 53. Et quand il fut sorti de là, les scribes et les pharisiens commencèrent à le presser vivement, et à lui poser beaucoup de questions, 54. Tépiant, afin de surprendre quelque chose dans ses discours.
Sorti de chez le pharisien * où il est censé avoir déjeuné, le Sauveur n'était pas autrement en butte aux intrigues des scribes ; et ceux-ci, après la semonce qu'ils avaient reçue, ne devaient point avoir le désir de poser à Jésus des questions même captieuses, mais la volonté de le réduire au silence le plus tôt possible. 11 est permis de conjecturer que cette indication représente, sous une forme atténuée, ce que la source disait des machinations faites aussitôt par les scribes, de concert avec les chefs des prêtres, pour se saisir de Jésus et le mettre à mort ^,
Ainsi compris, le discours aux pharisiens a une grande signification historique. Nonobstant les modifications qu'il a subies, ce doit être le document qui, avec la parabole du Figuier, représente le plus exactement la prédication du Christ à Jérusalem. Mais la parabole du Figuier ^ doit se placer au début, et le discours contre les pharisiens au terme de cette prédication, Tun n'étant pas d'ailleurs éloigné de l'autre. A Jérusalem comme en Galilée, Jésus réclamait
1. V. 53. Au lieu de xxxeîOcv i^eXOovTo; «jtou (nBCL), AD, etc. Ss. Se. mss. lat. lisent : X^y^^"^®» ^^ «jtoîî (D omet aùroC) xauxa jcpô; aùroùç ivtôiziow jcavrô: tou Xaou. D mss. lat. ont aussi ol <l>apiaaîoi xai ot vofxixol, au lieu de ol yP^IJ^H^*'^^'^; ^^ai ot 4>api(jaîoi (cf. IX, 45, 46, 52) ; de même autxSaXXstv clùxm (Ss. Se), au lieu de à7rojTO[i.aTiî^eiv aùxov, et v. 54. Çtjtouvtêç àflpop(jLr[v tiva XaSelv aùxou, iva euptoaiv xarr)yopr^aai aùxoCI. au lieu de eveSpeuovTEç autôv OrjpEuaaî n ex toC axoixaroç auxoo. De toute façon, la mise en scène se heurte à Tinvraisemblance ; mais le début du V. 53, dans les mss. les plus autorisés, pourrait être une correction suggérée par XI, 37, « tout le peuple » n'ayant pas de place dans la maison du pharisien où Jésus est censé avoir prononcé le discours précédent.