Remarque de Bengel, ap, B. Weiss, loc, cit
5. Me. 44. Tcavxe; y*? (Le. outoi) Ix tou jiepi^aEuovTo; auxoiç E^aXov (Le. tlç ta Scopa), auTT) Ôê 6x Tri; uffTrjpTJaÊwç (Le. ex tou Oarr)pTJ|xaTo;) aGTY)ç Tcavxa oua eîyev l^aXev, '6Xov tÔv [Biov auTTjç (Le. Tcivrarôv piov ov eî/Ev IpaXev). Ss. omet o. t. [3. a. dans Me. 44.
Marc, XIII. Matth. xxiv-xxv. Luc, xxi, 5-38; xvii, 20-37, T-iO; XII, 35-58; xiii, 25 ; xix, H-27.
Le grand discours sur la fin du monde, que les commentateurs modernes ont appelé avec raison Tapocalypse synoptique, est loin d'être une composition homogène et entièrement originale. On y discerne sans trop de peine une petite apocalypse ^, que le rédacteur du second Evangile a dû trouver toute composée, qu'il a pourvue d'une introduction historique, en la rattachant à une parole du Christ sur le temple, et qu'il a complétée au moyen d'emprunts faits à des discours du Sauveur, qui étaient également fixés par écrit. Que le document fondamental, la petite apocalypse, ait appartenu d'abord à la même source que ces discours, et qu'elle soit même d'origine chrétienne '^, rien ne paraît moins certain. On verra que, par son caractère et son contenu, ce document diffère des instructions les plus authentiques de Jésus sur le même sujet. 11 n'est pas étonnant que les évangélistes aient tenu à produire en cet endroit un discours de portée générale concernant l'avenir de l'Evangile et du monde. Pour montrer la signification et l'importance essentielles de la vie de Jésus, pour corriger par anticipation l'horreur de sa mort, comme la résurrection l'atténue après coup, il convenait, avant de raconter la passion, de faire valoir des enseignements que le Christ aurait donnés à ses disciples touchant son propre avenir, le leur et celui de son œuvre. En ce sens, il est permis de dire qu'on ne conçoit pas plus un Evangile synoptique sans le discours sur la parousie, qu'on ne conçoit TEvangile johannique sans le discours après la cène. Mais l'effet de perspective a été voulu dans les Synoptiques, aussi bien que dans le quatrième Evangile, et n'est pas une expression directe de la réalité.
1. Représentée par Me. xiii, 6 (ou 7)-8, 14-20, 24-31, et parallèles.