‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 375 sur 733 · Priez pour que cela n'arrive pas en hiver · texte numérisé non relu

Priez pour que cela n'arrive pas en hiver

19. Car ces jours-là seront une tribulation telle qu'il n y en a pas eu depuis le commencement de la création que Dieu a faite, jus-

malheur à celles qui seront enceintes et qui allaiteront en ces jourslà ! 20. Priez pour que votre fuite n'arrive pas en hiver ni un jour de sabbat. 21 . Car il y aura alors une grande tribulation, telle qu'il n'y en a pas eu depuis

qu'à présent, et qu'il le commencement du n'y en aura pas. 20. monde jusqu'à présent.

Et si le Seigneur n'avait abrégé les jours, aucun homme n'aurait été sauvé; mais, à cause des élus qu'il a

et qu'il n'y en aura jamais (plus). 22. Etsi ces joursn'avaienlétéabrégés,aucun homme n'aurait été sauvé; mais,

ront en ces jours-là !

Car il y aura une grande détresse sur la terre, et de la colère sur ce peuple. 24. Et ils tomberont au fil de l'épée.

ils seront emmenés captifs dans toutes les nations, et Jérusalem sera foulée parles Gentils, jusqu'à ce que les temps des nations soient accomplis. »

choisis, il a abrégé les à cause des élus, ces. jours. » jours seront abrégés. »

Après le commencement, le comble des douleurs. L'événement principal, dans lequel paraît se résumer la catastrophe finale, est la profanation de Jérusalem et du temple, occupés par les Gentils. Ce qui en est dit ne se relie pas aux persécutions dont on vient de parler, mais est la suite naturelle du morceau où le commencement des douleurs a été décrit. Les dernières douleurs semblent se confondre avec le fait important qui occupe le premier plan dans la perspective prophétique, et en vue duquel Jésus est censé conseiller ses disciples. Le moment critique est celui où Ton verra « l'abomination de la désolation » établie dans le lieu saint. Référence, implicite dans Marc *, explicite dans Matthieu ^, àcertains passages

1. V. 14. OTav o£ ?'5tit£ t6 p5iXuy{jLa ttîç Iprjtxfijîsa); (Ss. « le signe de l'impurelé de la dévastation ») £<jrr,xoTa o:uou ou 6êî.

2. V. 15. OTav ouv i5t)T£ t. p. t. g. (Ss. « le signe de rabomination » ou de l'impureté ») tÔ irfih hik Aavir.X tou TipoçTiTou âaTÔ; èv To':ru> «Ytco (cf. Dan. ix, 27). Ss. omet I. l. T. à.

assez obscurs du livre de Daniel, qui sont supposés contenir ^ Tannonce de ce qui doit arriver dans les derniers temps. Quel que soit le sens primitif de la prophétie et son rapport historique avec la persécution d'Antiochus Epiphane, on Tentend ici d'un attentat sacrilège, perpétré par des gens qui viennent détruire le peuple de Dieu, saccager sa ville sainte, supprimer son culte.

S'il est vrai que la citation de Daniel doit être interprétée d'après le sens qu'elle présente en elle-même et dans le contexte évangélique, abstraction faite du sens particulier qu'elle peut avoir dans son propre contexte, il ne s'ensuit pas que « l'abomination de la désolation » soit simplement « Tabomination » qui consiste dans « In désolation » de la Judée et de Jérusalem, et qui serait un fait accompli dès que l'armée romaine cerne la cité sainte pour s'en emparer et la détruire -. Luc a voulu l'entendre ainsi, la désolation de la ville étant Toccupation et la ruine par lesquelles doit se terminer le siège. 11 paraît évident, en effet, que le mot « désolation » , dans la formule du troisième Evangile ^ : « Lorsque vous verrez Jérusalem cernée de campements, sachez que sa désolation est proche », est un écho et veut être une interprétation du texte prophétique cité ou visé dans les deux premiers. Mais Luc a pu vouloir expliquer la prédiction de façon que le lecteur la vît accomplie par la mine de Jérusalem, et effacer les traits apocalyptiques qui étaient inintelligibles ou choquants pour lui, ou qu'il jugeait tels pour ceux à qui son livre était destiné.

Le texte de Marc est beaucoup moins précis quant au sort de Jérusalem, et il Test davantage, il accuse une idée beaucoup plus spéciale, en ce qui regarde l'objet de Tabomination désolatrice. Cet objet « se tiendra où il ne doit pas ». L'expression dont se sert Tévangéliste convient à une personne ^ siégeant elle-même, ou peut-être par l'image qui la représente, en un endroit qui est souillé par ce fait, et qu'on ne veut pas désigner autrement, comme si une

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