‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 376 sur 733 · IX, 27; XI, 31 ; xii, li ; cf. I .Mach. i, 54; vi · texte numérisé non relu

IX, 27; XI, 31 ; xii, li ; cf. I .Mach. i, 54; vi

2. B. Weiss, E. 139; Mk. 201. Schanz, Mt. 481, songe à la profanation du temple par les zélotes, durant le siège.

3. V. 20. oiav 8è Tôt)T£ xuxXou[1£V7]v \)7z6 aTp«T07Uc'ô<uv 'lepouaaXTJfx, totê yvwTe oti ^YyixEv î) Èpi{{X(oac; auT^ç. Cf. xix, 43; supr. p. 273, n. 2.

4. Noter remploi du masculin â^nrjxoTa. On ne voit pas comment cette désignation conviendrait naturellement, même par métonymie (B. Weiss, loc, cit,) à l'armée romaine.

indication formelle pouvait être aussi, à sa manière, une sorte de sacrilège. Bien qu il atténue le caractère personnel * de l'abomination, pensant peut-être à une statue, Matthieu n hésite pas à nommer « le lieu saint », c'est-à-dire le temple, vu que ni la Judée 2, ni même Jérusalem ne peuvent être naturellement visées dans cette expression. Il s'agit d'un thème eschatologique dont l'Apocalypse johannique fournit l'équivalent '% et qui peut se résumer dans le mot traditionnel d'Antéchrist *.

Les deux premiers Evangiles ne parlent pas de siège, et il n'est pas question de détruire la ville ou le temple : une puissance ennemie, l'adversaire de Dieu, Satan ou son organe, a pris possession du sanctuaire et persécute les Israélites fidèles. C'est la transposition de ce qu'on lit dans Daniel au sujet d'Antiochus Épiphane, et il n'est pas autrement certain ni même probable que ce trait reflète l'inquiétude qui s'empara du monde juif quand Caligula voulut mettre sa statue dans le temple de Jérusalem •'*. Du moment que la prophétie de Daniel n'était pas censée accomplie tout entière dans le passé, il n'était pas difficile d'en tirer l'idée d'une persécution terrible, organisée par un pouvoir illégitime et impie, que Dieu briserait pour établir son propre règne. La prédiction, telle que Marc et même Matthieu l'ont conservée, n'a pas été conçue en vue du siège et de la ruine de Jérusalem par Titus.

L'espèce de parenthèse : « Que celui qui lit fasse attention ^ », a exercé la sagacité des interprètes. Comment expliquer la présence d'une telle recommandation dans un discours prononcé par le Sauveur? On a dit que Jésus, ayant cité Daniel, pouvait bien prévenir que Ton fît attention, lorsqu'on lirait la prophétie, de comprendre l'avertissement qui y était renfermé ^. Mais l'explication est d'autant plus invraisemblable, que la recommandation, ainsi comprise, paraît

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