‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 413 sur 733 · XIV, 28, supr, p · texte numérisé non relu

XIV, 28, supr, p

7. V. 8. £Toi[jiaaov ti B6i7:vTJja), xat rejiiÇojdàacvoç Siaxdvei jxoi (cf. xii, 37, qui est comme la contre-partie de ce passage ; supr. p. 448) swç çd^to xtX. Cette façon de parler l'action est coutumière à Luc (JOlicher, II, 12).

8. V. 9. (i.>i r/et /apiv tw 5oûX(o (Ss. a lu ô ôojXoç, mais ce peut être pour amener plus régulièrement rapplication de la parabole. JUlicher, II, 14) oit kr.oiri-

pour ces services, qui sont dans le devoir de sa condition. Ainsi en est-il pour les serviteurs de Dieu. Quand ils ont fait la volonté du Père céleste, ils doivent avoir conscience de n'être que de pauvres et humbles esclaves, auxquels le Maître suprême n'est aucunement redevable. Ils n'ont rien fait de plus que ce qu'ils devaient faire ^ Gela ne veut pas dire que les œuvres du juste ne soient pas méritoires ; elles le sont d'autant plus qu'il les accomplit dans cet esprit d'humilité. Mais il ne s'agit pas de subtilités théologiques : quoi que rhomme fasse de bien, il ne dépasse pas la limite de ce qu'il doit à son Seigneur, puisqu'il lui doit tout le bien dont il est capable. Jamais il ne peut se flatter d'acquérir un droit à sa reconnaissance. De ce point de vue, il n'existe pas d'œuvre surérogatoire. Oserait-on se vanter d'avoir fait pour Dieu plus qu'il n'était en droit d'attendre ?

La conduite du propriétaire n'est pas proposée en modèle ; elle est prise dans la nature, et sert comme thème de parabole et terme de comparaison. On a pu voir plus haut l'exemple d'un maître servant ses domestiques '^, mais c'était une allégorie dérivée peutêtre de notre parabole, et où le maître était le Christ lui-même.

Luc, XXI, 34. « Mais prenez garde que vos cœurs ne s'appesantissent dans la crapule, l'ivrognerie, les inquiétudes de la vie, et que ce jour ne tombe sur vous à Timproviste, 35. comme un filet. Car il tombera sur tous ceux qui sont établis à la surface de la terre. 36. Veillez donc en tout temps, priant pour que vous puissiez échapper à tous ces (maux) qui doivent arriver, et comparaître devant le Fils de Fhomme. »>

aev TOL ^'.arayOivta (D Ss. Se. etc. ajoutent aùx(S); D et quelques autres témoins (non Ss. Se.) eroient devoir suppléer la réponse : où Boxôi. B. Weiss, E. 395, maintient cette addition, supposant qu'elle a pu tomber devant outwî (v. 10). Si quelque chose est tombé, ce serait plutôt aÙTw, à la un de l'interrogation.

1. V. 10. o'jztoç y.al 'Jjxerç, orav ::oir[arjTe Tcdtvra xi BiarayOivTot Ojxtv (au lieu de -n. T. 0. 0., D lit 07<x Xl^w, variante interprétative), Xéycie on Ôo-îXoi aypeîoi eajASv. Ss. omet à/pEîoi, et Blass [Le. 77) le supprime comme interpolé d'après Mt. XXV, 30. De même Wellhausen, Le. 93. 11 est vrai que le mot fait difÏÏculté; mais c'est peut-être pour ce motif que Ss. l'a laissé tomber. L'inutilité métaphysique d'un service humain à l'égard de Dieu étant hors de cause, àypeîoi ne peut s'entendre au sens propre; ni la parabole ni sa conclusion ne laissent supposer que le service du juste soit sans résultat objectif ; il ne s'agirait que d'une disposition du serviteur, qui se dirait inutile, comme il pourrait se dire indigne (JaucHER, II, 21).

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