‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 414 sur 733 · XII, 37 (cf. supr, p. 453, n · texte numérisé non relu

XII, 37 (cf. supr, p. 453, n

La conclusion du discours de la parousie dans Luc n'emprunte rien à celle de Marc, dont il semble cependant que le rédacteur ait voulu conserver les proportions *. C'est un développement original, au moins quant à la forme, sur le thème de la vigilance. Que Luc Tait trouvée dans quelque source particulière, ou qu'il l'ait rédigée lui-même, ce qui paraît plus vraisemblable, cette péroraison est d'un travail plus libre encore que celle du second Evangile, et elle n'appartient que pour l'idée à la tradition apostolique. Les disciples doivent prendre garde que leurs cœurs ne s'appesantissent « dans la crapule et l'ivrognerie ^ «^ à proprement parler, sous l'influence de rivresse d'hier et de celle d'aujourd'hui. Qu'ils ne se laisvsent pas non plus absorber par les soins matériels de l'existence. Le jour de Dieu tombera sur les hommes comme un filet, en sorte que les pécheurs ressembleront à des bêtes capturées ^. Cette comparaison du filet paraît être une réminiscence d'Isaïe ^. Que l'on veille constamment afin d'avoir la force de traverser les malheurs qui vont arriver, et de subsister jusqu'au jour de la parousie. Beaucoup d'hommes vont succomber sous les fléaux qui viendront, mais les élus y échapperont, et ils pourront se présenter ^ devant le Fils de l'homme, quand il apparaîtra.

Toutes ces exhortations à la vigilance perdraient leur signification, si ceux à qui elles s'adressent n'étaient pas censés devoir vivre encore quand arrivera le grand jugement. Cependant on a pu voir, au cours de l'explication, que le tableau apocalyptique et la rédaction des Évangiles élargissent déjà beaucoup la perspective qui résulte de l'enseignement donné par Jésus lui-même.

Luc, XXI, 37. Et les jours, il enseignait dans le temple; les nuits, se retirant, il prenait gîte sur le mont des Oliviers. 38. Et tout le peuple venait à lui dès le matin, dans le temple, pour Tentendre.

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