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4. Le cas n'est pas le même que Le. xiv, 23 ; et si la pensée du repas s'est présentée à l'évangéliste (cf. Le. xii, 37), il a eu en vue le festin messianique.
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Dans Luc, le premier serviteur a gagné dix mines avec une seule : proportion beaucoup plus forte que dans Matthieu, où la mise de tondsest seulement doublée. Mais Tesclave n'en est que plus modeste, et Ton dirai qu'il n'a été pour rien dans le succès : « Seigneur, dit-il, ta mine a rapporté dix mines *. » La réserve du serviteur, qui évite de mettre sa personne en avant, peut venir de source et n'accuser pas une arrière-pensée théologique de Tévangéliste '^. La réponse du roi est mise en rapport avec la dignité qu'il vient d'acquérir : celui quia gagné dix mines aura autorité sur dix villes 3- Ce moyen de recrutement administratif échappe à toute critique, si l'on considère la pensée du rédacteur : le chrétien qui aura bien vécu, amassant des mérites pour le ciel, sera associé à la royauté de Jésus. Il gouvernera une province du nouvel Israël dans le royaume de Dieu. La mention des villes ne peut appartenir au récit primitif, mais on peut en déduire que ce récit ne contenait pas Tallusion au bonheur céleste qui se lit dans Matthieu ; car la tradition de Luc ne l'aurait pas supprimée; les « dix villes » de Luc remplacent le « beaucoup de choses » de Matthieu, parce que la réponse du maître a consisté d'abord dans la simple promesse : « tu as été fidèle en peu, je te confierai beaucoup ^*. »
Le second serviteur de Matthieu apporte quatre talents au lieu de deux ; il reçoit le même encouragement que le premier. Dans