y. 16. xuptc, îj [xvî aou oixa ::pO(jr,pYa(j«TO (xvaç
2 v"f. Le. xvii, 10; 8upr. p. 454.
3. V. 17. iffÔt sçouatav sytov ir.ivto 5ixa TidXswv. La combinaison est parfaileraeni inl(>lligible, et si le rapport des mines avec les villes semble artificiel, c'est que le personnage du roi, avec tout ce qui concerne sa dignité, a été artificiel- Innent ajusté à la parabole. On n'a pas lieu de recourir à l'hypothèse d'un ori*;inai araméen où *on aurait écrit par erreur VD1D « villes », au lieu de "[""•23 « alenls » (Nestlé, Theol. Lit. zeitung, 1895, p. 565. A. Meyer ; Jesu Mutternprache^ 137. Cf. Dalman, I, 53; Julicher, II, 494), ni à celle d'une bévue commise sur £7:1 roXXwv de Matthieu, dont on aurait fait 6;:i i' (10) rroXcoiv (E. A. Abhott, E B, il 1776). V. 18, D lit : ô ÊTepoç èXSÙiv tTrcv (cf. v. 20).
'k. Cf. Le. XVI, 10-12 (supr. p. 163), passage imité de cette parabole, etd'où il ivsulle que Tévangéliste a pu voir dans la fidélité du serviteur dans les petites choses l'expression figurée de la distribution des biens terrestres en aumônes. Le rédacteur de xvi, 10-12, paraît avoir trouvé dans la parabole Tantithèse de <' peu » et « beaucoup », sans mention de villes : serait-ce lui qui, par une sorte de compensation, aurait anticipé l'antithèse parce qu'il voulait introduire les villes dans le récit parabolique ?
Luc, ce serviteur a gagné cinq mines avec une; le roi lui promet le gouvernement de cinq villes. Le rôle de ce serviteur est secondaire ; il sert à l'équilibre du récit, pour que le bon serviteur ne semble pas seul de son espèce, et parce que, si la négligence des mauvais serviteurs peut être représentée dans un seul exemple, Tinégalité de mérites qui se rencontre dans les bons est utilement rappelée par deux types de serviteur lidèle.
Le troisième serviteur, celui qui avait reçu un seul talent, vient à son tour; il est supposé avoir déterré le talent qu'il avait enfoui, et il l'apporte au maître ; il explique les raisons qui l'ont déterminé à cacher cet argent; il craignait de le perdre, s'il le risquait dans quelque entreprise, et, pour le soustraire aux voleurs, il l'avait soigneusement enterré ; comme on lui rendait son bien, le maître devait être content. Ce qui est dit de sa dureté et de son amour du gain n'est pas tout à fait naturel dans la bouche d'un esclave parlant à son seigneur, et qui aurait plutôt intérêt à s'excuser qu'à l'irriter par cette déclaration trop franche de ses défauts. Dans l'esprit de la narration, le maître n'est pas fâché de ce que le serviteur lui dit, et les propos de l'esclave remplacent, comme en bien d'autres occasions, l'analyse des sentiments qui ont inspiré sa conduite. Du reste, la conception du récit est populaire, et les gens du peuple ont coutume de penser tout haut. N'ayant pas reçu d'instructions spéciales sur l'emploi de l'argent, le serviteur peut se croire en règle par le fait qu'il restitue intégralement la somme commise à sa garde. Il laisse entendre, d'ailleurs, qu'on ne peut s'enrichir qu'aux dépens d'autrui, e que, s'il n'est pas entré à cet égard dans les intentions du maître, il n'est pas trop à blâmer, puisqu'il a sauvegardé ses intérêts légitimes. Cette idée, toutefois, est plutôt insinuée qu'exprimée. Le maître est censé violent *, rapace et médiocrement scrupuleux, bien qu'on ne le présente pas autrement comme un méchant homme, et que, son opinion sur la conduite du serviteur négligent soit jugée indiscutable pour les auditeurs de la parabole. Dire qu'il moissonne où il n'a pas semé, qu'il ramasse ce qu'il n'a pas dispersé 2, revient