Me. IV, 25; I
2. B. Weiss, LJ, II, 64-65. Le récit, observe Julicher, II, 481, aurait plutôt engagé les auditeurs à chercher des proGts qu'à faire des aumônes. Quand même la parabole des Mines aurait suivi d'abord, dans la source de Matthieu et de Luc, la parabole de TÉconome infidèle (Le. xvi, 1-9), comme le suppose B. Weiss, on ne pourrait rien conclure de ce rapprochement pour l'application originelle du récit. 11 est incroyable que Jésus ait voulu enseigner que les biens terrestres viendraient en abondance à ceux qui en useraient selon Dieu, et que Ton s'enrichirait à proportion des aumônes que l'on ferait. Si Luc a vu dans l'emploi des mines la distribution des aumônes, il a mis la récompense dans l'éternité, et cette conception, bien qu'étrangère à la parabole, est seule conforme à l'esprit de l'Évangile. On ne voit pas non plus que la présence du mot « banquiers » (Tp«7r£Î^etTat) dans le récit crée un lien réel entre la parabole des Talents et Vagraphon cité par Clément d'Alexandrie, Origène, les Constitutions apostoliques : YtveaOfi xpoLTZî^-coLi ôoxijjloi, « soyez de bons banquiers ». La parole citée par Justin [Tryph. 47) : iv oiç av Ofxa; xaTaXiJîto, âv toutoi; xal xpivôî a plus d'analogie avec Le. xix, 22, sans que l'idée soit identique.