HOLTZMANN
5. ScHANz, Mk, 298. ^oTjOet doit, en effet, se rapporter au même objet que j5o7i9Tjjov, V. 22. « Secours mon incrédulité » ne signifie donc pas : « augmente ma foi », mais : « exauce-moi incroyant ».
l'épileptique B5
La leçon de la foi est en rapport avec l'apostrophe à la génération incrédule. Matthieu, à la fin de ce récit, Luc * et Marc ^ lui-même, ailleurs, la feront donner aux disciples. Elle pourrait servir ici à prévenir toute interprétation fâcheuse de leur échec ; mais on peut se demander si elle ne rend pas compte aussi de leur impuissance. Bien qu'elle soit originairement indépendante du présent récit, elle a pu s'y rattacher de bonne heure, comme une instruction aux disciples, et avoir été connue comme telle parles trois évangélistes. Matthieu l'aura gardée à l'endroit où il la trouvait ; Luc l'aura transposée pour ne pas imputer directement aux disciples un manque de foi ; Marc l'aura dédoublée, parce qu'il avait une autre explication pour l'insuccès de l'exorcisme tenté par les disciples ; il a réservé la leçon aux apôtres pour plus tard, et il fait donner cette leçon au père, à raison du double rôle, symbolique et historique, qu'il lui attribue. L'échec des disciples n'en a pas moins une double explication : le manque de foi chez l'homme qui demandait la guérison, peutêtre aussi chez les disciples, et le caractère particulier du démon à chasser. Mais la première est en réalité une leçon générale, plutôt qu'une explication du cas spécial dont il s'agit.
Cependant la foule, s'apercevant qu'un miracle va se faire, accourt pour en être témoin. Jésus n'attend pas qu'elle soit arrivée ; il commande à l'esprit de s'en aller, et, après une dernière convulsion, mêlée de cris, l'enfant reste immobile, comme s'il était mort. Le démon est parti, mais plusieurs se demandent si l'enfant n'a pas expiré au moment où le démon s'en allait. Jésus le prend par la main, et l'enfant, obéissant à ce geste, se lève guéri ^, Marc paraît avoir oublié qu'il avait amené la foule dès le commencement auprès de Jésus ; ce qu'il dit de la décision rapide que prend le Sauveur, avant que le peuple soit arrivé, peut venir de source. L'ordre donné au démon précise les conditions de la possession et celles de la guérison ^. Il était admis que les exorcismes devaient être exacts, pour ne laisser à l'esprit malin aucun subterfuge ni échappatoire : « esprit muet et sourd » équivaut à une désignation personnelle du
\. XVII, 5-6