XI, 22-24 (Mt. XXI
3. V. 29. 6 $i *Iti30u; xpiTTÎja; t^; y,*'?©; ajTOj ^yfiipsv àuTOv, xxî ivijTr,.
4. V. 25. TÔ SXaXov xal xrapôv ;rvêj{ia, syto IrciTàaJto aoi, sÇcXOe eÇ aùtou xai (xtjXcTi cîa^XOriç 615 «Ùtov.
démon qui doit être expulsé ; « je te l'ordonne » exprime nettement la volonté de Jésus ; « sors et ne reviens pas » est dit en vue des circonstances de la maladie, crises dont chacune était comme un retour offensif de l'esprit. La formule entière, ou tout au moins la première partie, qui est en rapport avec la complication de surdité , propre au second Evangile, doit être de Marc. La source ne mentionnait sans doute qu'une menace impérative ^, comme Matthieu et Luc, sans indiquer les paroles. La prolongation de l'entretien entre Jésus et le père fait que la dernière convulsion semble appartenir à une crise distincte de celle qui a saisi l'épileptique à l'aspect du Sauveur; mais, si l'on fait abstraction de ce qui regarde le manque de foi du père, rien n'oblige à supposer une double crise; en voyant l'enfant tomber et se débattre, Jésus s'est informé du temps écoulé depuis les premières manifestations de ce mal ; le père a répondu simplement à la question posée; et Jésus, voyant venir la foule, com'mande à l'esprit, qui est censé partir en causant une dernière et plus terrible convulsion de l'enfant 2. Les détails concernant l'apparence de mort, et le mouvement du Sauveur prenant Tenfant par la main pour qu'il se lève, correspondent à ce qu'on lit dans l'histoire delà fille de Jaïr ^, et pourraient en être imités.
Toute cette conclusion est fort abrégée dans les deux autres Synoptiques. Dans Matthieu, Jésus, dès qu'il a donné l'ordre de lui amener l'enfant, menace le démon, qui s'en va aussitôt, et l'évangéliste observe que la guérison fut instantanée et définitive, comme il a dit pour l'hémorroïsse et la fille de la Cananéenne *. Luc signale, d'après Marc, la crise qui survient lorsqu'on amène l'enfant devant Jésus, et tout aussitôt la menace au démon, avec la guérison du possédé ; il termine, comme pour le ressuscité de Nain ^, en disant que Jésus rendit Tenfant à son père, et que tous les assistants furent frappés d'un si grand miracle.
1. Noter l'emploi de èKs,xi\t.r\aiy dans les trois Evangiles.
â. V. 26. xal xpaÇa; xai jtoXXà aTiapaÇaç IÇtîXOsv (cf. i, 26 ; I, 45i). Comme il s'agit de cris inarticulés, xpa?aç ne contredit pas ce qui a été dit du démon muet; mais ce trail est plus facile encore à expliquer si le récit primitif ne faisait pas le démon sourd-muet.