IX, 22; XV, 28 (cf. viii, 13); I
5. VII, 15-16 ; I, 656. On peut soupçonner aussi une influence de Me. vu, 37, guérison du sourd-muet.
l'épileptique 57
Marc, xi, 28. Et étant entré dans Matth., xvii, 19. Alors les disla maison, ses disciples lui deman- ciples, s'approchant de Jésusen pardèrent en particulier : « Pourquoi, ticulier, dirent : « Pourquoi, nous, nous, n'avions-nous pu le chasser?» n'avions-nous pu le chasser? » 20. 29. Et il leur dit : « Cette espèce ne Et il leur dit : « A cause de votre peut sortir autrement que par la peu de foi. Car je vous (le) dis en prière ». vérité, si vous avez de la foi comme
un grain de sénevé, vous direz à cette montagne : « va-t-en d*ici là», et elle ira, et rien ne vous sera impossible. »
Luc a mieux aimé ne pas insister sur la raison qui avait empêché les disciples de chasser le démon, et il ne dit rien de la question posée sur ce point à Jésus ; s'il a connu Texplication de Marc, il a pu n'en être pas satisfait ; s'il a connu celle de Matthieu, il a préféré la séparer du récit pour en faire une instruction spéciale ; on peut croire qu'il les a connues toutes les deux, et qu'il a délibérément négligé les différentes combinaisons rédactionnelles où il trouvait la leçon de la foi. Marc parle d'une maison où Jésus serait entré après le miracle * : dans la perspective du second Évangile, ce serait une maison où le Sauveur et ses disciples auraient reçu l'hospitalité en quelque endroit proche de Panéas. Originairement, ce pouvait être « la maison » de Capharnaûm. Matthieu néglige ce détail : les disciples demandent en particulier au Sauveur pourquoi ils n'ont pu eux-mêmes chasser le démon.
Selon Marc, Jésus aurait répondu que cette espèce de démons ne pouvait être chassée que par la prière ^ A quoi la plupart des témoins ajoutent, peut-être à tort, le jeûne 3. La même explication vient en supplément dans le texte ordinaire de Matthieu *. Etant donnée la question des disciples, la prière doit s'entendre du moyen auquel doivent recourir les exorcistes, bien que la formule : « sortir par la prière », soit équivoque. La nécessité de la prière chez ceux qui demandent la guérison des possédés ^ serait indiquée assez mal